Africa N°1 : Le personnel vent debout contre « l’indifférence » des autorités !

mercredi 21 novembre 2018 Société & environnement


Après deux ans de grève générale illimitée, (Ndlr : en raison entre autre de l’obsolescence de l’outil de travail et des arriérés de travail), et 15 mois d’impayés de salaires, le personnel a décidé de taper à toutes les portes pour faire bouger les lignes. Pour ce faire, les agents ont décidé de mettre sur pieds un comité ad hoc. Objectif : sortir de leur situation d’extrême précarité sans pareil dans laquelle ils se trouvent.

Une originalité véritablement plus de deux années après le déclanchement de la grève générale illimitée, consécutive aux difficultés que traversent le média. Outre les autres salariés, le comité comprend les membres du bureau du Syndicat d’Africa N°1 et des représentants de la Direction générale qui y a délégué le chef de service administratif et financier et le chef comptable. Ces pères et mère de familles, complètement désespérés car plongés dans une situation d’extrême précarité, réclament la régularisation de quinze mois d’arriérés de salaires et le règlement d’un plan social.

C’est un truisme d’affirmer que les 61 agents sont déjà remercié ou presque pour motif économique, merci pour l’heure les autorités n’ont pas officiellement mis la clé sous le paillasson. Autre indicateur de la fin d’une belle épopée gabonaise voire panafricaine, le récent retrait de l’unique fréquence, (94.5 FM), encore fonctionnelle de la radio. Depuis deux ans déjà, les travailleurs n’arrivent pas à scolariser leurs enfants. Lesquels travailleurs sont menacés d’expulsion par les bailleurs et sont dans l’impossibilité d’assurer leurs charges parentales régaliennes.

Face à cette situation, les agents ont décidé de porter sur les fonts baptismaux un comité ad hoc interne. Pour rappel, la radio est sous redressement judiciaire depuis 2011. Le patrimoine tant à Libreville qu’au centre émetteur de Moyabi est tombé en désuétude. Idem pour les relais repartis dans dix-huit capitales africaines francophones devenus inexploitable. Créée le 7 février 1981, la radio AFRICA N°1 traverse une grave crise de trésorerie notamment depuis la mort des chefs d’Etat gabonais, feus Omar Bongo Ondimba et Mouammar Kadhafi dont le pays était jusque-là l’actionnaire majoritaire (52%) après le retrait de la SOFIRAD du capital.


PB

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