Africa N°1 : Vers un plan social ?

mardi 15 mai 2018 Société & environnement


Après plusieurs années de tergiversations, les choses semblent se préciser dans la vie de la radio internationale installée au Gabon depuis février 1981. La partie libyenne qui détenait 52% des parts du capital de la radio Africa N°1 et qui constituait le principal obstacle quant à un plan de restructuration, aurait finalement accepté de se retirer pour laisser le total contrôle de cette radio à l’Etat gabonais qui en assure la survie depuis que la Libye est aux mains de groupuscules armés et n’a plus le moindre regard sur cette radio.

Le Gabon, selon Félix Onkéa du comité de privatisation qui avait rencontré la partie libyenne à Tunis et qui avait tenu avec les agents d’Africa N°1 une réunion de restitution, va conduire la période de transition en attendant de trouver un autre partenaire stratégique. Il est donc désormais question de dégraisser le mammouth afin de ramener les effectifs à un niveau raisonnable, cela en phase avec les exigences des partenaires stratégiques qui n’entendent pas hériter d’un lourd passif qui serait un fardeau pour leur investissement. Un plan social serait donc en gestation. Celui-ci doit être bouclé avant la fin du mois de juin prochain, aurait lâché Félix Onkéa au cours de cette rencontre avec les agents. L’opération va coûter à l’Etat gabonais la bagatelle de 3 milliards de FCfa en termes de droits des agents et auxquels va s’ajouter la prime transactionnelle. Sieur Onkéa, selon des indiscrétions, aurait déjà trouvé la ligne budgétaire sur laquelle sera piochée cette importante somme qui, à en croire certains, aurait été exagérément gonflée.

La dette d’Africa N°1 vis-à-vis des tiers dont les agents et le premier syndic judiciaire maître Roger-Valère Moussadji, aurait été surévaluée par les mêmes vampires passés maîtres dans le siphonage des finances publiques. Du côté d’Africa N°1 où cet argent suscite déjà des appétits voraces, un réseau mafieux échafaude des plans pour s’en mettre plein les poches comme lors du plan social de 2008 où un petit groupe avait empoché la part du lion dans le dos des collègues qui s’étaient contentés du menu fretin. Des agents de cette radio, échaudés par le fâcheux précédent et qui doutent de la moralité de ceux qui sont censés les représenter, n’entendent plus être floués comme en 2008, ils promettent de doubler de vigilance à défaut d’une action forte qui pourrait exposer certains à des poursuites judiciaires surtout à l’heure de « l’opération mamba » qui confronte des durs de pays qui croyaient jouir d’une impunité établie.


Ernesto Tchombal

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