Agriculture : Vers des agropoles au Gabon ?

jeudi 4 avril 2019 Economie


Engagé dans le développement de sa filière agricole, le Gabon via son ministère de l’agriculture veut créer très prochainement, des zones agricoles à forte productivité (ZAP). L’annonce a été faite, il y a quelques jours par le ministre de l’agriculture, Biendi Maganga Moussavou à l’occasion de l’atelier international des responsables et professionnels des zones franches en Afrique et dans le monde (AFZO).

Le ministre de l’agriculture, Biendi Maganga Moussavou a annoncé, le 27 mars dernier au Radisson Blu de Libreville, à l’occasion de l’atelier international organisé par l’Organisation africaine des zones franches (AFZO) dont le thème a porté sur « l’impact des zones franches dans l’atteinte des objectifs de développement économique durable en Afrique », la probabilité pour le Gabon de mettre en place prochainement, des zones agricoles à forte productivité (ZAP). « Conformément à la vision stratégique du Président de la République, reprise dans le Plan Stratégique Gabon émergent (PSGE) et le Plan de relance économique et cela, dans l’esprit de la loi des zones d’investissements spécialisées, nous sommes engagés dans la création prochaines des zones agricoles à forte productivité (ZAP) qui seront en fait, des agropoles permettant l’organisation des divers bassins agricoles par filières spécifiques », a annoncé le ministre.

Si l’initiative semble louable pour insuffler une nouvelle dynamique au développement d’un secteur longtemps marginalisé par les pouvoirs publics au Gabon, la mise en place de ces zones de concentration des investissements publics et privés méritent un regard tout à fait particulier. Par agropole, en effet, il faut entendre des pôles de croissance agricole, développés sur des zones de terres agricoles dotées d’un fort potentiel. La mise en place de ces pôles de développement agricole, si le dossier aboutit, sera inédit au Gabon. Son opérationnalisation devrait consister à la construction d’infrastructures de soutien à la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. De même, pour être dynamique et rentable, ces pôles devraient être connectés aux marchés régionaux et internationaux pour l’achat d’intrants et la vente des produits.

La Banque africaine de développement (BAD) estime que la mise en place d’une telle politique sectorielle peut être source d’une « hausse des investissements du secteur privé, orienté vers des domaines d’excellence et de haute productivité ». Si le Gabon a éminemment besoin de diversifier son économie, la question de fonds et d’une main d’œuvre qualifiée dans l’agriculture capable de supporter un tel projet demeure la question centrale. Concrètement, comment le Gabon pourrait-il parvenir à implémenter un tel projet sachant que certains dédiés à l’agriculture ont échoué faute d’implication totale ?


Michaël Moukouangui Moukala

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