Bassin versant de Nzeng-Ayong : La responsabilité régalienne de l’Etat remise en cause

lundi 23 avril 2018 Société & environnement


Le retard accusé par l’Etat dans le paiement de l’entreprise Conduril, maître d’œuvre des travaux du bassin versant du quartier Nzeng-Ayong tout comme d’ailleurs, les modalités de règlement de la dette due à cette entreprise, laisse transparaître une certaine négligence des autorités publiques quand bien même des populations souffrent du non avancement des travaux de ce projet.

Après plusieurs mois de questionnements sur l’avenir des travaux d’aménagement à l’arrêt du bassin versant du quartier Nzeng-Ayong, l’entreprise Conduril, maître d’œuvre dudit projet devrait renouer avec ses activités d’ici peu. Si l’annonce de cette reprise suscite la joie chez les riverains qui s’interrogeaient sur l’avenir de ce projet alors qu’un pont coupé au niveau de la zone Nouvelle-Cité et abandonné faute de moyens rend la circulation difficile, les modalités de relance de ces travaux invitent à s’interroger sur la responsabilité de l’Etat.

En effet, coupé pour des raisons d’agrandissement et arrêté après dix semaines d’exécution depuis le novembre 2017, voici aujourd’hui près de six mois que l’entreprise Conduril peine à livrer le pont séparant les zones Nouvelle-Cité, Cité-Rose, Dragage etc...
Si les causes du ralentissement de ces travaux sont connues de tous, à Nzeng-Ayong, c’est sur l’Etat et le gouvernement en place que les populations déversent leur colère estimant que les autorités ne font rien pour accélérer la cadence de ces travaux en dépit du calvaire qu’endurent les populations. «  Ce pont qu’ils ont expressément coupé sachant que les travaux ne seraient pas accélérés est une passerelle entre le carrefour GP, Nouvelle cité et les divers secteurs à l’intérieur du quartier Nzeng-Ayong  », souligne un riverain remonté par la lente cadence des travaux. Depuis la destruction de ce pont, certains riverains sont désormais contraints de dépenser le double de leur tarif habituel pour se déplacer sans compter le temps que ce déplacement prend pour d’autres.

Du coté de Nouvelle-Cité et GP, c’est toute une économie nocturne qui paie le prix fort du ralentissement de cet ouvrage. Entre les snacks bars, boîtes de nuit et autres vendeurs de victuailles, les clients se font rares. « Une bonne partie de nos clients habitent les environs, c’est-à-dire, à Dragage, Cité-Rose, Chantier moderne mais à cause du pont coupé, certains ont peur de venir se divertir dans la nuit en raison des bandits qui rodent  », fait remarquer le gérant du Titanic, un snack-bar branché de Nouvelle-cité. Pour tout ce monde, c’est vers l’Etat, censé être le garant du bien-être social que se dirigent les plaintes surtout que pour relancer ces travaux, il a fallu une menace des autorités européennes.

De l’avis des uns et des autres, il est clair que l’Etat se montre souvent indifférent devant les cris de détresse des populations, oubliant ainsi les fondamentaux de sa responsabilité régalienne.


Michaël Moukouangui Moukala

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