BICIG : Quid du sort du personnel ?

lundi 11 juin 2018 Société & environnement


Claude Ayo-Iguendha, l’Administrateur directeur général de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG) a été inhumé le week-end écoulé. La mort de cet illustre manager de la BICIG et l’entrée quasi officielle du Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS) dans le capital de la banque suite au départ de BNP Paribas, après des mois de tractations soulèvent des inquiétudes sur l’avenir du personnel, (Ndlr : dont le défunt était le fervent défenseur de ses droits).

Comme à son quotidien, les activités de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG) vont reprendre aujourd’hui, lundi 11 juin 2018. Du côté du personnel, le défunt est perçu dans la conscience collective comme un illustre manager qui a consacré seize ans de gestion de cet établissement bancaire, présenté jusqu’ici comme l’un des plus rigoureux du Gabon. Maintenant que feu Claude Ayo-Iguendha, (Ndlr : Administrateur directeur général décédé fin mai des suites d’une maladie), a été mis en terre, des inquiétudes inhérentes à l’avenir de la BICIG mais également sur le sort des 466 employés de la boîte, après le départ du Gabon de BNP Paribas et la reprise des parts par le Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), bras séculier de l’Etat auprès du privé, planent.

Et pour cause, l’avenir du personnel inquiète. Officialisée quasi sous silence après des tractations avec d’autres établissements bancaires notamment marocains, la reprise de la BICIG par le FGIS pourrait conduire à un plan social. Pour le nouveau repreneur, garder l’effectif actuel n’a jamais constitué, selon des sources bien introduites, la volonté voire priorité du FGIS même si ce dernier ne s’est pas encore prononcé sur la question. Du coup, le décès de Claude Ayo-Iguendha, « défenseur des intérêts du personnel » risque très certainement d’impacter sur la suite des événements.

Bien que des assurances aient été données pour mettre en confiance les employés qui comme leur défunt patron, s’opposaient à cette mesure, les interrogations demeurent donc sur le sort de ces derniers. Malheureusement, en l’état actuel du ’’deal’’, se prononcer sur la question serait hâtif vu que l’Assemblée générale de la BICIG du 19 juin prochain ne s’est pas encore tenue.


Michaël Moukouangui Moukala

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