Boisson : Quand les commerçants dictent la loi…

vendredi 15 décembre 2017 Economie


Face à l’anarchie pratiquée dans les prix des boissons à l’échelle nationale, la société de brasserie du Gabon (Sobraga) et la direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) tire la sonnette d’alarme. Ces deux entités de rappeler aux commerçants véreux que les prix sont normés.

« Payer plus cher, c’est payer trop cher ». L’alerte des deux entités, Sobraga et la DGCC, est un rappel à l’ordre orienté aussi bien en direction des consommateurs que des revendeurs qui, dans certaines situations, fixent les prix, notamment à l’unité, à leur convenance. Une forme d’arnaque qui ne s’explique pas, surtout qu’une mercuriale a été instaurée dans ce secteur. Une pratique déviante en passe de gagner l’ensemble du marché des boissons, perceptible à tous les niveaux de la chaîne de distribution : grossistes, détaillants et revendeurs.

On en veut pour preuve, le prix d’une cannette de bière dans bon nombre de commerce (Ndlr : 1000 francs CFA), alors qu’au sortir de la production il est fixé à 700 francs CFA. Ce qui constitue une marge bénéficiaire pour certains détaillants d’environ 30%. Idem pour les jus vendu à 600 francs CFA dont le prix unitaire règlementaire est de 450 francs CFA. Une situation dont l’organe de régulation de prix, la DGCC a une importante part de responsabilité : son action sur le terrain manque d’efficacité. Autre responsable, le consommateur incapable de se battre pour ses droits lésés.


Michaël Moukouangui Moukala

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