Budget 2017 : Baisse enregistrée par rapport au précédent exercice

mercredi 4 janvier 2017 Economie


Evalué à 2447,75 milliards de francs CFA, le budget annuel 2017 connaît une baisse de 148,5 milliards de francs CFA comparativement à celui de 2016. Ce budget pourra-t-il satisfaire la demande sociale ?

Après le dernier conseil des ministres, le Sénat vient d’agréer la loi de finances de l’exercice 2017. Arrêté à 2447,75 milliards de francs FCA, le budget de l’année en cours connaît une baisse de 148,5 milliards de francs CFA comparativement à celui de l’exercice 2016 qui représentait 2626 milliards de francs CFA. Selon les projections faites, la somme arrêtée servira essentiellement à la relance de l’économie nationale, de la croissance et à la diversification.

La construction des infrastructures, la dynamisation des secteurs autrefois marginalisés actuellement générateurs de gains comme ceux de services ou de l’agriculture et l’implémentation des programmes sociaux suivant le Programme de l’Egalité des chances lancé en février 2016 par le Président de la République, Ali Bongo Ondimba sont autant de domaines de l’économie gabonaise qui nécessiteront des financements. Décomposé, ce budget semble insuffisant au regard des défis actuels pour lesquels le Gouvernement doit trouver des solutions dans l’immédiat.

La Can 2017, le Dialogue national, les législatives reportées à juillet 2017 faute de moyens financiers, la problématique flagrante du logement et bon nombre de chantiers en cours et en devenir nécessiteront également des financements. Devant ces écueils, il faudra encore recourir aux emprunts pour permettre au Gouvernement de disposer des fonds nécessaires pour le lancement des chantiers suscités. En effet, ce n’est pas pour si tôt que les cours du baril du pétrole repartiront à la hausse et, avec une économie fortement dépendante du secteur pétrolier (40% de recettes du PIB), même si des concessions au niveau des organisations internationale comme l’Opep ont été faites pour relancer les ventes. Il faudra cependant attendre 2018 voire 2020 pour observer une réelle reprise. En attendant cette reprise, les autorités gabonaises doivent faire valoir leur capacité à surmonter la crise et répondre positivement aux défis qui s’imposent.


Michael Moukouangui Moukala

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