Convention de financement : l’AFD pour la réhabilitation du Transgabonais

vendredi 16 décembre 2016 Economie


Une convention de réhabilitation du chemin de fer Transgabonais a été signée jeudi 15 décembre 2016 au Ministère de l’Economie entre le Gabon et la France via l’Agence Française de Développement (AFD). Un projet qui coûtera à terme pas moins de 217 milliards de F CFA.

Mis en service dès 1978, composé d’une seule ligne de 710 km de long reliant de nombreuses villes entre Owendo dans la périphérie de la capitale Libreville et Franceville, le Transgabonais va dans les prochains jours bénéficier d’une cure de jouvence. Le partenariat que vient de signer l’Agence Française de Développement avec le Gabon permettra à cette institution d’injecter pas moins de 61 milliards de Francs dans la réfection et la viabilisation du tronçon le plus sollicité qui permet de rallier le sud-est du pays.

« A cet effet, la réhabilitation du Transgabonais permettra de renforcer à la fois la compétitivité de la SETRAG, gestionnaire de l’infrastructure et opérateur ferroviaire, et celle des exploitants miniers et forestiers dont le seul moyen d’exportation de la production est le chemin de fer » a déclaré Dominique Renaux, Haut Représentant de la République française au Gabon qui s’est étendu sur l’objectif principal du projet qui est le redressement de la situation opérationnelle de la SETRAG « avec deux objectifs spécifiques qui sont de rétablir le niveau de service de la ligne et la qualité de gouvernance de la SETRAG. Il s’agira donc de réduire les coûts opérationnels, d’améliorer la fiabilité et la disponibilité du transport, de permettre un accès équitable à tous les utilisateurs et de restaurer la capacité de la voie à son niveau initial pour absorber l’augmentation future du trafic. L’amélioration des performances qui résultera de ce projet de remise à niveau fera passer la capacité effective de 8 trains par jour aujourd’hui à 16,5 trains en fin de projet » a-t-il ajouté.

Pour y parvenir, la SETRAG prévoit une réorganisation profonde de l’entreprise ainsi que l’exécution d’un programme d’investissements physiques qui comprend, des investissements dans les infrastructures portés par l’autorité concédante (la République gabonaise, financés par la présente convention) et des investissements relatifs à la superstructure, la sécurité et la signalisation, portés par la SETRAG, société concessionnaire. Ces derniers sont financés à hauteur de 56 milliards de FCFA par PROPARCO, filiale secteur privé de l’AFD, et la SFI, filiale de la Banque Mondiale.

A travers ces financements concessionnels, la France soutient le Gabon dans la mise en œuvre d’une politique dynamique et volontaire d’infrastructures sociales. Les financements à long terme de l’AFD, assortis d’une période de grâce de plusieurs années et de taux d’intérêt particulièrement bas constituent une réponse adaptée aux contraintes économiques actuelles.

« C’est ici le lieu de rappeler que l’AFD est appelée à jouer un rôle contracyclique en permettant aux Etats de disposer des moyens de financer ses programmes d’investissements prioritaires en période de resserrement budgétaire. Les instruments financiers mis en place par l’AFD le permettent, par des durées de remboursement de très long terme, jusqu’à 17 ans, comprenant des durées de différé allant de 5 à 7 ans, et des taux d’intérêt concessionnels extrêmement bas. Il est important de souligner que l’important programme d’investissements physiques mobilisera notamment les entreprises gabonaises et la main d’œuvre nationale. D’ores et déjà la nouvelle usine de Booué, dédiée à la fabrication d’environ un million de nouvelles traverses nécessaires à la remise en état de la voie, a permis la création de 1000 emplois » a précisé Dominique Renaux avant de conclure « A ce jour, les engagements souverains de l’Agence Française de Développement au Gabon s’élèvent à 498 milliards de FCFA, ce qui la place parmi les principaux partenaires techniques et financiers de la République gabonaise. Les cinq grands projets stratégiques en instance de démarrage dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’assainissement urbain et des transports vont se traduire par une injection monétaire de plus de 350 milliards de FCFA sur les cinq années à venir ».


Tony Muru

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