Cotisations sociales : Ali Bongo Ondimba dégraisse les dépenses patronales !

mercredi 3 janvier 2018 Economie


Les cotisations sociales seront temporairement supprimées cette année. La mesure annoncée par le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, lors de son dernier message à la nation du nouvel an, vise à lutter contre le chômage particulièrement celui des jeunes.

Voici peut-être une annonce qui fera à la fois, le bonheur des postulants à un emploi et des employeurs dont les craintes d’embauche sont souvent à mettre à l’actif des lourdes charges patronales. Le Président de la République vient ainsi d’annoncer une mesure d’exonération temporaire de cotisations pour toute création nette d’emploi. La mesure a pris effet depuis le 1er janvier courant et vise à lutter contre le chômage qui représente 30% de la population active inoccupée soit, 35% des jeunes alors que deux jeunes sur trois sont titulaires d’un diplôme professionnel mais manque d’emploi.

« Cette mesure sera réservée à l’embauche dans tous les secteurs d’activités de Gabonaises et de Gabonais », annonce le Président de la République. Ainsi, dès la première embauche, l’employeur bénéficiera de 50% d’exonération de charges sociales contre 75% lors de la deuxième embauche et 100% à partir de la troisième embauche. L’objectif annoncé à terme par la Présidence de la République est de parvenir à créer 10 000 emplois nouveaux par an. Mais pendant combien d’année vu que rien a été défini dans ce sens ?

Par ailleurs, en procèdent de la sorte, l’Etat veut alléger les charges patronales et valoriser l’embauche mais cette méthode comporte en elle-même des limites. En effet, en déchargeant les patrons de cette obligation, l’Etat s’engage suivant le non-dit, à récupérer cette charge. Une méthode cependant réprimandée par le Fonds monétaire international (FMI) qui critique les politiques d’exonérations alors que certains pays souffrent d’un manque de finances.

De même, une telle mesure peut paraître contraignante pour l’Etat en particulier le nôtre qui présente des problèmes de trésorerie donc, difficile à implémenter car les entreprises casquaient habituellement pour les couvertures sociales diverses. Cela pourrait casser la dynamique du système sociale notamment pour les usagers et les entités comme la CNSS ou la CNAMGS dont la survie dépend du financement participatif.


Michaël Moukouangui Moukala

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