CPG : Alain Bâ Oumar, élu patron des patrons

samedi 25 février 2017 Economie


Alain Bâ Oumar, Directeur général de IG Telecom et candidat à l’élection pour la présidence de la Confédération Patronale du Gabon (CPG) a remporté à 28 voix contre 27 face au candidat Jean Bernard Boumah, la présidence de la CPG qui a eu lieu hier, vendredi 24 février au Méridien Ré-Ndama de Libreville pour un mandat de trois ans à la tête de cette institution.

Résultat serré. Après un premier tour qui a vu Jean-Bernard Boumah, directeur général exécutif du Groupe Ceca-Gadis, président sortant de la Confédération patronale du Gabon (CPG) et candidat à l’élection présidentielle de l’organisation prendre les devants avec un score de 30 voix contre 27 pour le candidat Alain Ba Oumar, directeur général d’IG Telecom, c’est finalement le patron d’IG Telecom, après un second tour serré qui l’a emporté au deuxième tour avec 28 voix contre 27.

Ce retournement de situation s’explique par les statuts de l’organisation selon lesquels, pour qu’un candidat soit déclaré vainqueur, il faut qu’il accumule 2/3 des votes. Or, au premier tour, aucun des candidats n’est parvenu à répondre à cette exigence. Ce qui a conduit à la reprise du vote et au second tour, suivant les statuts, c’est le candidat qui a remporté le plus grand nombre des voix qui a été déclaré vainqueur. C’est donc à l’issue de ces deux procédés qu’Alain Ba Oumar a été déclaré vainqueur. Il exercera un mandat de trois ans à la tête de l’institution. Son vœu, accélérer la résolution des préoccupations qui touchent les entreprises notamment la dette intérieur, l’amélioration de l’environnement des affaires et bien d’autres questions. C’est avec humilité que le candidat malheureux, Jean-Bernard Boumah, a accepté sa défaite.

Chantiers

Surseoir le « Club des patrons » et migrer vers un véritable syndicat qui se bat pour les intérêts de ses membres est la priorité absolue d’Alain Ba Oumar, le nouveau patron de la CPG. Son programme, axé sur la modernisation du fonctionnement de la confédération revendique une CPG qui favorise un écosystème économique où l’entreprise qu’elle soit petite, moyenne ou grande ne se sent pas marginalisée mais plutôt considérée. « Performance et inclusion » sont de ce fait, les bases du projet du nouveau président. Et la conviction de ce dernier est que celui-ci « ne peut réussir que si chacun d’entre nous, joue sa partition ».

Sans tarder, Alain Bâ Oumar veut se mettre au travail afin de répondre aux préoccupations les plus immédiates comme la participation de la CPG au Haut Conseil d’investissement (HCI), les discussions autour de la dette intérieure et bien des questions liées au développement des entreprises. « L’enjeu est capital car, c’est le chef de l’Etat lui-même qui demande à discuter avec les entrepreneurs c’est une opportunité pour nous de lui porter notre message, de plaindre d’un certain nombre de chose (…) mais aussi et surtout, de lui suggérer des solutions à nos problèmes », explique le président élu.

Première élection démocratique

En plus de trente ans d’existence, c’est la première fois que la CPG organise une élection « démocratique et inclusive » et où, les entreprises composant sa structure ont pu décider de qui la conduira pour les trois prochaines années. Cela dresse peut-être des perspectives encourageantes pour l’organisation notamment en termes d’action que peut procurer une telle démarche dans la gestion et la réactivité de l’organisation face aux dossiers chauds comme celui de la dette intérieure ou encore la fiscalité.
Et d’ailleurs, les caps fixés par les différents programmes de campagne, que ce soit celui du vainqueur ou du candidat malheureux dresse bien cette nécessité d’une CPG moderne et tournée vers les priorités. « Nous arrivons au terme d’une élection qui a un seul gagnant, la CPG, qui démontre par la transparence et la qualité de ce scrutin et l’âpreté avec laquelle il a été discuté dans cette salle et en dehors que nous sommes une organisation crédible, sérieuse et capable de désigner son représentant au terme d’un processus démocratique, clair et transparent », a souligné le vainqueur, Alain Ba Oumar.

Faut-il pour autant se réjouir de ce premier pas ? Oui et non ! Oui, car cela permet aux entreprises membres de l’organisation de se reconnaître en la personne du nouveau président puisque elles ont été sans influence quelconque amenées à choisir et donc assumeront pleinement les réussites comme les déboires de sa gestion des dossiers les concernant. Non, car certains craignent que le lien entre Alain Ba Oumar, le nouveau président de l’organisation avec la majorité au pouvoir, entache son mandat et ralentisse le processus de démocratisation tant souhaité de l’organisation notamment au niveau des rapports avec l’Etat.


Michaël Moukouangui Moukala

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