Crise du pétrole : Le prix du baril continue de fluctuer

lundi 29 mai 2017 Economie


Le prix du baril de pétrole continue d’être capricieux malgré les stratégies mises en place pour rééquilibrer les marchés. Au dessus des 50 dollars il y a encore peu de temps, il vient à nouveau de chuter. Cette baisse n’est pas sans conséquences pour les sources traditionnelles d’approvisionnement comme le Gabon.

La reprise du marché pétrolier, ce n’est pas pour si tôt ! Et malgré les contingences qu’induisent les divergences, les alliances et le lobbying, le marché ne cesse de plonger. Après un semblant de reprise et malgré les concessions effectuées notamment par l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) qui avait appelé ses membres à réduire leur production et la stratégie d’alliance de la Russie et l’Arabie saoudite qui pérennise le maintien de leurs stocks jusqu’en 2018 pour ramener à un niveau normal l’offre de pétrole mondiale et permettre aux prix de repartir à la hausse, le prix du baril vient à nouveau de plonger sous la barre de 50 dollars le baril.

Ce nouvel effet de marché bien que causé par la décision de maintien de stock des « faiseurs du marché » dont les Etats-Unis est le maitre incontesté montre à quel point il sera difficile de rétablir le marché du pétrole surtout dans un marché où les lobbies dictent à certains décideurs la conduite à tenir. Un tel maintien n’est malheureusement pas bénéfique et ne fait qu’accentuer le problème et la décision de la hausse de l’offre des Etats-Unisne ne fait que compliquer les choses et plomber les efforts déjà entrepris. Pour y mettre fin, il faut donc accentuer la baisse de l’offre et amener les producteurs à encore réduire leur quotas de production.

Coup dur pour le Gabon ?

Pour les économies de rente, la situation sera plus difficile que prévu si les perspectives devaient demeurer telles quels, d’autant plus qu’une partie importante de leur revenu budgétaire public est directement tiré de la vente de cette ressource. C’est notamment le cas du Gabon dont l’économie dépend depuis les cinq dernières années à 80 % des exportations, 45 % du PIB et 60 % des recettes budgétaires. Seulement depuis la chute des cours du pétrole, le secteur enregistre une baisse de 23% au niveau national et cette baisse n’est pas sans conséquence puisque l’économie tout entière en pâtit. Le Gabon pourrait-il supporter cette situation quand on sait que les conditions d’équilibre du marché cette année sont incertaines ? Pour bon nombre d’observateurs, la réponse se trouve dans les secteurs hors pétrole comme celui des services, de l’agriculture, des télécommunications et bien d’autres. Mais cela dépendra également de la rigueur dans la gouvernance publique et la capacité des autorités à créer le cadre adéquat d’évolution de ces secteurs, seul facteur à même d’aider le Gabon à tenir à ce choc


Michaël Moukouangui Moukala

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