Crise financière : Gorges Ugeux annonce le pire pour 2020

lundi 25 mars 2019 Economie


Gorges Ugeux, ancien vice-président de la New York stock exchange, président de Galileo Global Advisors et professeur de finance international à Columbia University alerte le monde sur la possibilité d’une nouvelle crise financière en 2020 en raison du laxisme des Etats développées sur le problème de la dette publique.

Un nouveau danger financier à l’exemple de celui de 2008 pourrait toucher le monde en 2020. D’après Gorges Ugeux, ancien vice-président de la New York stock exchange et professeur de finance à la Columbia University, tous les signes présagent cette hypothèse. Fonctionnement pervers du capitalisme, problème de la gestion de la dette souveraine par le monde politique, concurrence fiscale et dépenses somptueuses des Etats, spoliation des épargnants, bref, tous les signes sont au rouge d’après l’ancien Vice-président de la bourse de New York. « On a un fonctionnement du capitalisme complètement pervers », souligne-t-il dans son livre intitulé ‘’ La descente aux enfers de la finance’’ paru récemment.

A l’exemple de 2008, cette nouvelle instabilité financière devrait prendre ses marques dans les pays développés notamment aux Etats et en Europe où « le déni de l’urgence du problème de la dette souveraine par le monde politique » devrait constituer une préoccupation planétaire. « On se trouve face à une crise politique majeur dans le monde des pays développés sur le plan de la gestion de l’endettement public », ajoute-il, alertant que « la réaction à ce système, le populisme » ne peut être ignoré. Mais c’est surtout la volatilité du marché des capitaux avec le problème de la dette publique des Etats qu’il faut craindre, car c’est ce marché qui conditionne le fonctionnement de l’économie.

« Aux Etats-Unis, (…) la Réserve Fédérale est plus préoccupée par son impact sur les marchés. Or, le maintien de l’équilibre de la Bourse ne fait pas parti de la politique monétaire », constate le financier. En Europe, le scénario n’est pas pour autant reluisant. « Les mesures prises par la Banque centrale européenne sont mauvaises. Elle n’a pas touché à ses taux d’intérêt, alors qu’une hausse n’aurait aucun impact… », fait remarquer Georges Ugeux. Les Etats africains qui peuvent sembler êtres à l’abri de ce danger ne le sont pas.

A la différence des Etats-Unis, de l’Europe ou de l’Asie, les besoins financiers pour le développement dans le continent sont plus importants qu’ailleurs et fréquemment, c’est vers des territoires partenaires comme l’Europe que le continent se tourne pour emprunter de l’argent pour combler son déficit public en investissement. Une crise financière mondiale signifie donc aussi, une répercussion sur l’Afrique avec une aggravation des problèmes.


Michaël Moukouangui Moukala

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