CSHR : L’argent servira au social

vendredi 5 avril 2019 Société & environnement


Les prélèvements obligatoires annoncés par le gouvernement à l’issue du conseil des ministres, sur les salaires à partir de 650 000 francs CFA et plus, des agents de l’Etat servira à l’éducation, la santé et à l’amélioration des conditions de travail au sein de la fonction publique. L’éclairage a été apporté par la ministre de la Fonction, de l’innovation, du service public et du travail, Madeleine Edmée Berre.

Au Gabon, l’annonce lors du récent conseil des ministres d’un prélèvement dit « obligatoire » sur les salaires des agents de l’Etat gagnant à partir de 650 000 francs CFA et plus a soulevé des vives critiques notamment au sein de la fonction publique et des acteurs politiques. Lesquels acteurs politiques s’interrogeaient sur l’orientation qui sera donnée à l’argent collecté. En séance de travail avec ses collaborateurs, hier jeudi 4 avril, Madeleine Edmée Berre a tenu à apporter une réponse aux malentendus et autres mauvaises interprétations. Selon la ministre, l’argent collecté dans le cadre de la Contribution solidaire des hauts revenus (CSHR) servira à l’éducation, la santé et à l’amélioration des conditions de travail et d’emploi des agents publics.

« Cette contribution de solidarité permettra l’orientation des financements vers la modernisation des écoles, des établissements de santé, mais également des conditions de travail et d’emploi des agents publics de l’État », a-t-elle précisé. En effet, présenté comme « sinistrée » par le Président de la République en août 2018 dernier, l’école gabonaise souffre de nombreux maux, à l’exemple d’un manque des salles de classe et autres commodités qui expliquent les dysfonctionnements observés chaque année. Selon le ‘’Plan quinquennal’’ sur l’éducation issu de la Task Force sur l’éducation-Formation-Emploi, élaboré par le Professeur Patrick Toufick Mouguiama Daouda, les besoins en financement pour rehausser l’éducation nationale sont estimés à près de 1 250 milliards de francs CFA. Or, la réalité est telle que le gouvernement est en incapacité de matérialiser un tel projet à titre singulier.

Les établissements publics de santé ne sont pas en reste. Réhabilités pour certains, ces établissements souffrent d’un manque criard de médicaments et personnels soignants. Que dire des conditions de travail au sein de la fonction publique où le minima dédié à la tâche d’un agent manque ? C’est donc au nom de l’intérêt général que le gouvernement s’applique à ces coupes financières d’inconvenance pour les agents publics. Et pourtant, malgré ces éclairages, la date d’opérationnalisation de ce nouveau prélèvement demeure inconnue.


Michaël Moukouangui Moukala

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