Dégradation de la nationale 1 : Le mal persiste entre Ntoum et Kango

mardi 3 décembre 2019 Politique


L’état de dégradation de l’axe routier Ntoum-Kango sur la nationale 1, nécessite dans l’urgence, une intervention des pouvoirs publics. Les bourbiers qui ont pris le dessus sur ce tronçon causent des accidents et perturbent la circulation.

Sur la nationale 1, les difficultés de circulation persistent toujours. Il a fallu le week-end dernier, un autre cas d’accident mettant en scène des poids lourds qui a perturbé la circulation sur l’axeNtoum-Kango pour comprendre que les travaux récents, effectués par l’ancien Ministre des travaux publics, Justin Ndoundangoye, pour « améliorer les conditions de circulation » sur cet axe n’ont servi à rien. Devant le chaos occasionné par la présence des véhicules accidentés, la circulation a été des heures durant interrompue. Circuler sur cet axe parsemé de bourbiers de part et d’autres est devenu un véritable calvaire.

Lassés par l’état de cette voie, les usagers n’ont pas manqué pas de faire part de leur exaspération. Dans une vidéo amateure diffusée sur Facebook, un routier critique l’état de cette voie. « Je suis bloqué ici depuis le matin. Après les gabonais diront qu’ils ont des routes chez eux. Quelle honte ! », s’indigne cet usager qui ne manque pas d’établir une comparaison entre les routes de Yaoundé au Cameroun et celles du Gabon. « Je reviens de Yaoundé, là-bas, il y a du goudron sur les routes. Mais, ici rien !  » Et la toile de s’enflammer, imputant la responsabilité de l’état de cette route au gouvernement qui depuis des années n’arrive pas à la faire réhabiliter. Comment comprendre ce laxisme quand on sait désormais que des milliards sont chaque jour volés par des individus en col blanc au Gabon, alors que cet argent aurait pu servir à la construction d’infrastructures telles que cette route ?

Les difficultés de circulation sur ce tronçon routier une fois de plus, mettent en avant le manque de pertinence de l’action du ministre sortant des travaux publics, Justin Ndoundangoye, dont le plan d’intervention rapide qui a coûté à l’Etat, la somme de 900 millions de francs CFA et censée être la solution face au problème de cette route a prouvé son inefficacité. En effet, l’usage de la latérite en lieu et place du bitume n’a fait que précipiter la spirale de dégradation de cette route, rendant la circulation des personnes et des marchandises difficiles. D’une durée d’une heure par le passé, il faut désormais compter plusieurs heures pour espérer sortir de ce bourbier. Là, c’est sans compter les chutes de conteneurs ou accident des gros porteurs. Pour voir cette voie réhabilitée, il faudra malheureusement attendre le lancement des travaux de la Transgabonaise.


Michael Moukouangui Moukala

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