Développement : Faire de l’agriculture la priorité des priorités !

mercredi 24 mai 2017 Economie


« Transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique », en Inde, la Banque africaine de développement (BAD) invite les Etats africains à saisir la pleine mesure de l’importance du secteur agricole dans la transformation des économies.

« Aucune région du monde ne s’est développée sans transformer son secteur agricole ». En Inde, la 52ème assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) qui s’est ouverte en début de semaine a rappelé aux Etats africains qui pour la plupart, accusent un retard important en matière de développement agricole. Parent pauvre d’une économie disposant d’énormes potentialités et présentée au-delà des frontières continentales comme la terre du future et de toutes les opportunités de développement, l’agriculture du continent prospère peu. Comment comprendre cette situation stationnaire alors que 65% des terres arables non cultivées au monde sont africaine ?

Pour les esprits les plus avertis, de nombreux entraves expliquent cette situation et il y a urgence d’initier le développement de ce segment vierge de l’économie africaine pour minimiser la fracture agricole qui pourrait d’ici 13 ans, c’est-à-dire en 2030, passé de 35 millions de dollars par an à 100 millions pour compenser les besoins alimentaires des populations. La dynamisation de la filière est une source de transformation élargie de la sphère industrielle agricole avec comme effet la création d’emplois et du bien-être. Si des pays au niveau continental connaissent une significative évolution d’industrialisation agricole, la question demeure pourtant une préoccupation générale en raison notamment des contingences qu’impose l’évolution démographique d’ici les trente prochaines années et la fin des ressources extractives comme le pétrole dont les économies sont dépendantes.

Au Gabon, les dirigeants semblent avoir saisi l’enjeu de cette « transformation » avec la création des programmes comme la Gabonaise des réalisations agricoles des initiatives des nationaux engagés (Graine) et la libération de la filière huile de palme à la filiale de la firme singapourienne Olam pourtant, les mécanismes de développement mis en place à certains endroits peinent à être efficient et à produire l’effet de développement escompté. Avec à peine 3% de contribution au PIB, l’agriculture a encore un long chemin à parcourir. L’assemblé de la BAD nous le rappelle bien. Pour le Ministre de l’Agriculture, Yves Fernand Manfoumbi, il n’est pas trop tard. Selon lui, « nous pouvons redessiner l’aménagement de notre territoire et réparer ses déséquilibres historiques. Les enjeux sont trop importants pour que nous les négligions ou que nous les tournions en dérision ».


Michaël Moukouangui Moukala

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