Diaspora gabonaise/Soutien d’ABO : Le rappel à l’ordre d’Arnaud Engandji !

samedi 30 décembre 2017 Politique


A Paris, en France, après l’épisode des militants et sympathisants payés rubis sur l’ongle pour accueillir le Président de la République, Ali Bongo Ondimba qui prenait part au « One Planet Summit », Arnaud Engandji, membre du Parti démocratique gabonais (PDG) et par ailleurs Conseiller spécial du Président de la République invite les responsables PDG de France à plus de sincérité.

« S’il n’y a que cinquante personnes qui peuvent venir soutenir Ali Bongo Ondimba amener les nous ! On va discuter avec elles et comprendre pourquoi elles sont à cinquante. Si elles sont 200, amener les nous », des propos d’Arnaud Engandji devenue viral sur les réseaux sociaux. Ce dernier est très remonté contre les responsable de sa formation politique qui selon lui vendent du vent quant à leur capacité de mobilisation. Il en veut pour preuve le récent « One Planet Summit » auquel a assisté Ali Bongo Ondimba avec cette affaire de « militants payés » qui a défrayé la chronique.

L’histoire remonte à début décembre. Pour faire bonne impression devant le chef de l’Etat, au moment où la diaspora proche de Jean Ping « résiste », en France, des membres du PDG ont acheté la présence d’expatriés pour faire de la figuration et manifester leur soutien à Ali Bongo Ondimba. Un subterfuge qui n’est pas au goût du membre du PDG. Conséquence Arnaud Engandji fustige la pratique. « Je ne fais pas dans les fourberies ! », martèle-t-il.

Suivant le discours de ce dernier, il n’a jamais été question d’acheter des soutiens au détriment des Gabonais de diaspora, car l’idée est de réunir les foules mais celles qui soutiennent réellement l’action du Président de la République aussi bien au Gabon qu’ailleurs. « Lorsqu’on vous dit, amenez la communauté qui soutient Ali Bongo Ondimba, parce que vous êtes dans des calculs financiers, vous préférez aller prendre des non gabonais. Je ne veux pas voir d’étranger dans les histoires des gabonais », s’indigne-t-il.

Plus qu’un simple rassemblement entre militants d’un même bord, ces retrouvailles que ce soit à Paris en France, ou dans un autre pays sont avant tout, selon Arnaud Engandji, un moment d’écoute des besoins et aspirations des uns et autres. « Nous avons besoin de comprendre combien il y a de Gabonais de la diaspora qui sont ici, qui sont isolés, qui ont besoin qu’on les connaisse, qu’on comprenne ce qu’ils vivent. C’est avec eux qu’on veut parler. Les autres là vraiment, cela ne m’intéresse pas ! », a-t-il expliqué.

Une besoin d’écoute qui doit braver certaines barrières. Car, depuis la dernière élection présidentielle d’août 2016, la diaspora gabonaise est divisée entre deux camps avec d’un côté, des soutiens au Président de la République, Ali Bongo Ondimba et de l’autre, ceux de l’opposant Jean Ping. Des positions dont les mouvements tendent à agir négativement sur l’image du pays. « Pensez-vous que le Président de la République est satisfait de voir son peuple diviser entre deux camps ? », s’interroge le l’homme. Cette position sans langue de bois doit amener les uns et les autres membres du PDG à réviser les méthodes car, Arnaud Engandji dit ne pas soutenir « les promoteurs de mouvement de foule, Ali Bongo Ondimba ».


Michaël Moukouangui Moukala

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