Discours à la nation d’Ali Bongo : Une déclaration sobre !

mercredi 4 janvier 2017 Politique


Sans promesse, ni triomphalisme « habituel », le discours à la nation de l’actuel Président de la République, Ali Bongo Ondimba, prononcé le 31 décembre dernier résonne encore comme la complainte d’un homme dépité voire dépassé par les événements. Une allocution presque réglée à la mesure de la torpeur pos-télectorale qui rythme la vie du pays depuis la réélection maintes fois dénoncée de l’actuel Chef de l’exécutif.

Ali Bongo a-t-il finalement pris la mesure du climat morose du pays ? Question presqu’insensée mais qui mérite d’être posée au regard de la posture adoptée par l’homme lors de sa déclaration à la nation, à l’occasion de la fête de nouvel an, le 31 décembre dernier. Ceux qui connaissent bien le Chef de l’Etat en pareille circonstance ont du certainement s’étonner de voir apparaître à la télévision nationale, un homme complètement sobre. Excepté la vieille rengaine de la réédition des comptes pour tous les responsables de l’administration publique, et la tenue du dialogue politique national, qui devrait intervenir après la coupe d’Afrique des Nations, Ali Bongo ne s’est contenté, cette fois que de déplorer une année 2016 marquée par des violences verbales et une campagne présidentielle particulièrement haineuse entre adversaires politiques. Ce qui, selon lui a conduit le pays sur les braises d’une situation postélectorale inédite, marquée par des violences politiques inouïes.

Globalement, c’est un discours adapté à la situation délétère du Gabon, qui vit dans la torpeur depuis l’issue d’un scrutin présidentiel douloureux. Ali Bongo Ondimba a certainement compris que les violences postélectorales demeurent encore vives dans la mémoire de nombreux compatriotes. Tout comme il s’est abstenu de faire encore des promesses qui lui auraient attiré les foudres de certains syndicats et opposants comme ce fut le cas avec la promesse de l’augmentation des salaires, qui a jeté les syndicats dans la rue en 2015. Une promesse faite au plus fort de la récession économique due à la chute des cours du pétrole sur le marché international. Le Chef de l’Etat a-t-il cette fois mesuré la dimension de la crise qui rythme actuellement la vie de notre pays, ou sa sobriété relève-t-elle au contraire d’une simple opération de communication politique ? Difficile de répondre avec exactitude, mais toujours est-il qu’Ali Bongo a prononcé un discours exempt de triomphalisme et de promesses.


Charles Nestor NKANY

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