Edito : Cameroun Vs Egypte, l’effet culturel !

lundi 6 février 2017 Speciales


Ces deux pays nous ont habitués à un tel scénario, celui d’accéder à la finale d’une coupe d’Afrique des Nations, mais nombreux sont ceux qui ne se posent peut-être pas la question de savoir qu’est-ce qui leur garantit le succès. Est-ce simplement le fait de l’organisation et de l’effort ou y a-t-il autre chose qui habite leur sélection nationale « Lions indomptables » et « Pharaons » ?

Certes, toute équipe qui s’engage dans une compétition aussi relevée que la Can doit au préalable compter sur deux éléments fondamentaux souvent relevés, à savoir la préparation à tous les niveaux s’entend et l’effort personnel pour oser tutoyer ses adversaires, mais il n’est pas toujours évident de qualifier la victoire de manifestation du comportement issu de la culture héritée des anciens. Quand nous pensons aux Thomas Nkono, Joseph Antoine Bell, il n’y a vraiment pas de surprise que leur successeur Ondoua se fasse remarqué comme l’un des meilleurs gardiens du tournoi. De même un retour en arrière dans le temps nous amène assimiler les prouesses d’un Bassogog à celles avant lui d’un Roger Milla ou d’un Oman Biyick, et celles aujourd’hui d’un Benjamin Moukandjo à celles antérieures d’un Théophile Abéga ou d’un Rigobert Song.

Et lorsque l’on voit l’actuelle sélection nationale égyptienne et sa vedette Mohamed Sala, nos souvenirs vont à Taier Abou Zeid, Rabia Yacine, Mohamed El Katib et autres Ekramy dont le digne successeur El Hadary rappelle le parcours. Comme on peut aisément l’imaginer, il y a que là où les anciens ont été fidèlement suivis, les résultats sont probants, un peu comme une armée qui a su préparer sa relève comportera toujours dans ses rangs des éléments compétents, susceptibles de s’attirer la sympathie de leur pays. La définition donnée à l’honneur qui se lit lors de l’exécution des hymnes nationaux au moment de commencer une rencontre impliquant « Lions indomptables » ou « Pharaons » n’est pas la même, croit-on, que sous d’autres cieux. C’est à le croire puisque la constante chez ces acteurs, c’est qu’ils savent prendre la température du moment et des évènements.

A évènement spécifique, comportement spécifique !

En effet, un match de gala ne se joue pas avec la même intensité qu’un de compétition qui au-delà d’être une affaire qui mobilise les seuls joueurs, devient affaire d’Etat. On l’a par exemple vu lorsque la maison à Lomé du gardien togolais Agassa Kossi a été incendiée par des supporters excédés par le comportement des « Eperviers » après qu’ils aient encaissé trois buts face à un adversaire jugé prenable par les Togolais. Pour les Camerounais et les Egyptiens, il ne faisait l’ombre d’aucun doute que l’objectif était atteint dès lors qu’ils avaient réussi l’exploit d’accéder en finale de la Coupe d’Afrique des Nations, se hissant à nouveau sur le toit du continent. Puisque, même s’ils figuraient au rang de favoris, le scénario tel qu’il s’est produit n’était pas en vérité prévisible dans une compétition où l’on retrouvait d’autres grosses pointures dont le Sénégal, le Burkina Faso et pourquoi pas la Côte-d’Ivoire, tenante du titre, que l’on disait capable, en dépit du rajeunissement des effectifs, de rééditer l’exploit de Guinée-Equatoriale 2015.

Tout comme pour la civilisation, les attributs des grandes nations ne disparaissent pas. C’est qu’ils sont le fruit d’une solide prise de conscience au sujet de la sauvegarde d’un statut, en même temps qu’ils relèvent d’un travail constant et sans complaisance recommandé à chacun et à tous pour le bien de tous. Cela, vous vous en doutez, part naturellement d’un degré de développement mental qui n’a d’égal que l’amour que chaque citoyen a pour sa patrie. D’où l’interrogation que nous sommes amenés à introduire ici portant sur le sens à donner aux symboles tels que l’hymne national ou le drapeau si tant est que ces deux éléments, à eux seuls, suffisent pour galvaniser les porte-étendards d’un pays dans le concert des nations.


Dounguenzolou

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