Edito : Cela était prévisible !

lundi 27 novembre 2017 Speciales


L’Afrique continue de s’illustrer en ce XXIème siècle par des actes contre-nature, à l’instar du dernier en date, la vente aux enchères, comme si nous étions encore aux années de la colonisation, de centaines de personnes, toutes Africaines, par d’autres Africains, fussent-ils Lybiens. Et voici que le monde entier s’en émeut comme s’il ne savait pas qu’il est des causes qui se payent inéluctablement par ce type d’agissements. Le mal, il faut aller le chercher à la racine plutôt que d’accuser naïvement les esclavagistes des temps modernes qui ont bien des raisons de le faire si tant est qu’ils veulent fermer les portes de l’Europe à leurs « frères » et leur permettre par des moyens, peut-être pas les meilleurs, de gagner leur pitance, ce qui n’est pas rien en période de quasi-déchéance.

S’il y’a une chose par laquelle le continent africain ne cesse de briller, c’est sans aucun doute, le manque de vision, d’esprit futuriste, de sérieux, d’amour de soi et d’altruisme. Comment concevoir, en effet, qu’alors que les plus grands de la planète et les institutions financières internationales se tiennent chaque jour à leur chevet et que les États quel que soit leur taille se dotent d’un potentiel humain capable d’inventer l’avenir, de millions de femmes et d’hommes en soient toujours à rechercher leur mieux-être ailleurs que chez eux ? Souvent au prix de leur vie comme cela se voit assez souvent au large des côtes libyennes.

La Libye étant devenue du fait de la guerre qui y prévaut depuis le lâche assassinat de Mouammar Kadhafi en 2011, le théâtre de scènes abominables dont nous nous passons, pudeur exige, de commentaires. Ce qui surprend le plus, c’est le prix de vente annoncée de ces nouveaux esclaves, dérisoire me direz-vous, car l’on a toujours en tête la fameuse formule « rien ne vaut la vie » qui signifie qu’il n’y a assurément rien au dessus de l’Homme que Dieu a fait de surcroît à son image, ce sont les paroles saintes qui nous l’apprennent, paroles saintes que personne n’est jamais venu contredire. Ce pour dire qu’elles s’imposent à nous, croyants ou non- croyants, s’il y’en a en vérité.

La vérité est que l’on utilise Dieu et la Bible lorsque l’on est en détresse, lorsqu’il s’agit de légitimer une forfaiture ou de vouloir soumettre le grand nombre à son dictat. N’entend-on pas à ces occasions des soupirs du genre « mon Dieu ! », ou « Tout pouvoir vient de Dieu ! » ?

A l’origine, la gouvernance !

Nous n’aurons de cesse de répéter que la Démocratie, celle qui se veut la voix du Peuple et qui est donc par ricochet la voix de Dieu, est la voie royale par laquelle tout pays peut être sereinement gouverné. Car elle est celle où l’on peut aisément confondre les populations s’appuyant sur leur propre choix pour leur démontrer qu’elles sont, elles-mêmes, maîtresses de leur destin. Or, tant que des puissances étrangères poursuivront leur œuvre consistant à s’impliquer dans les affaires intérieures des pays africains, oubliant qu’elles sont loin, mais alors très loin parfois et si souvent des réalités locales, fermant à l’occasion les oreilles aux complaintes des nationaux, les gouvernants africains en feront à leur tête et ne manqueront pas de s’attirer, la conscience collective étant de plus en plus en marche, les foudres de leurs compatriotes.

Il s’agit également pour les gouvernants africains d’intégrer l’idée, nous allions dire le principe, selon lequel, l’on est serviteur lorsque l’on accède au pouvoir, mais serviteur de qui devraient-ils se demander ? Du Pays bien entendu et du Peuple. Se mettre à l’évidence ses responsabilités régaliennes suffirait à les sensibiliser sur leur rôle en tant que garant de la Constitution, de l’Unité nationale, de l’Intégrité territoriale… C’est qu’ils ne devraient pas dormir du sommeil du juste quand ils apprennent que leurs compatriotes ne disposent pas de toit, c’est peut-être trop dire, vivent dans des habitations précaires, sont au chômage, oh que disons-nous, euphémisme oblige, n’ont pas d’emploi, n’ont pas accès au système de santé le plus performant par ces temps de prouesse dans le monde de la médecine, ont du mal à être bien scolarisés, dire que l’Éducation avec laquelle de nombreux pays jouent est à la base du développement.

Bien au contraire doivent-ils se mouvoir matin, midi et soir, pour tenter de trouver solution aux problèmes qui minent le bien-être des populations et y laisser jusqu’à la dernière de leur énergie. L’expérience aidant et le monde vivant dans l’ère du « global village » du canadien, nous nous apercevons qu’ils sont plutôt rares à s’intéresser à ce questionnement, à tel enseigne que « ventre affamé n’ayant pas d’oreilles » leurs discours, y compris ceux allant dans le sens d’aimer la patrie, arguant que l’on n’a pas de pays de rechange ne sont visiblement d’aucune utilité puisqu’ils n’influencent que très peu ceux qui prennent encore la peine de les écouter. Alors ? Le « phénomène migratoire », une surprise ?


Dounguenzolou

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