Edito : CGE, on attend de voir !

lundi 30 avril 2018 Speciales


Résultant du dialogue politique inclusif et sans tabou tenu à Angondjé du 28 mars au 24 mai 2017, à l’’initiative d’Ali Bongo Ondimba dans le but de mettre fin à la crise postélectorale et relancer le « vivre-ensemble » chez les Gabonais, divisés sur le sujet des résultats de la présidentielle d’août 2016, Le Centre Gabonais des Élections a enfin vu le jour. Mais comme il aisé de le constater, entre la théorie et la pratique existe toujours un grand et réel fossé sous nos cieux, d’où l’ancien président français Jacques Chirac avait, de passage à Dakar au Sénégal lors de son magistère, affirmé que la démocratie était un luxe pour les Africains. Loin de nous l’idée de polémiquer, simplement que nous voulons réitérer les attentes des populations, peut-être aussi celles d’une certaine classe politique aux idées et comportements novateurs, de voir les membres dudit centre se mettre à l’œuvre et surtout donner la preuve tangible et palpable qu’ils peuvent être au-dessus de tout soupçon.

En effet, cette instance nouvelle qui a pour baptême de feu, les élections législatives à venir est au pied du mur, elle, qui devra prouver, comme le maçon, qu’elle est réellement à la hauteur des attentes. Et que sont-elles ces attentes ? Sans vouloir nous immiscer dans les querelles politiciennes, celles de voir des magistrats être dignes de leur réputation en respectant le verdict du peuple, ce peuple qui en démocratie est dit souverain. En somme, il serait aberrant, « les mêmes causes produisant les mêmes effets » que l’issue de ce scrutin soit entachée, comme la présidentielle, d’incidents regrettables qui viendraient à nouveau réveiller les vieux démons et pousser d’aucuns à déterrer la hache de guerre pour plonger le pays qui ne se porte déjà visiblement pas bien dans une nouvelle crise aux conséquences imprévisibles, l’historien avançant que les hommes font l’histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font.

Il doit être considéré comme révolu, le temps où l’on jouait les autruches, refusant de regarder la réalité en face et usant de subterfuges pour la masquer, choisissant plutôt des voies détournées et sans issue. Autant les autorités électrices du bureau du CGE lui accordent une confiance totale, autant les populations, les électeurs allions-nous dire, veulent se rassurer que ses membres rendront les résultats sortis des urnes.
Parce qu’il est une chose de changer de dénomination et d’organes chargés d’organiser les élections, mais il est une autre de s’assurer que les nouveaux mis en place sont animés par des personnalités justes et crédibles, veillant à leur honneur et au respect de leurs concitoyens dont le vote est le premier et le plus important des droits.

Indispensable équation : Souveraineté populaire = Assemblée nationale

Le CGE n’est donc pas là pour sauver les intérêts des uns ou des autres, mais pour permettre aux Gabonais de se reconnaître dans, l’acte de voter qu’ils ont posé et au Gabon d’avancer, comme bien d’autres pays sur le continent, Sénégal, Burkina-Faso, Ghana, Mali, j’en passe, sereinement vers l’idéal démocratique que certes les États développés ont mis du temps à vivre, mais que certains sur le continent africain, s’étant pourtant inspiré d’eux, n’ont mis qu’un demi-siècle à appliquer nonobstant le prix qu’ils ont eu à payer. Si certaines personnalités et populations ont décidé de boycotter les prochaines législatives, c’est qu’elles ont bien des raisons d’adopter cette attitude, c’est aussi cela la démocratie, faut-il pour autant que les autorités en place regardent celles-ci avec condescendance ou doivent-elles tout faire pour qu’un retour à l’harmonie qui commande que la majorité soit toujours présente à ce type de consultations parce que crédibles, renaisse et soumette chacun à la vérité des urnes.

Pour un challenge, c’en est véritablement un car la justice gabonaise par moments et circonstances décriée est une nouvelle fois face à son histoire, victime qu’elle sera des jugements tant au plan national qu’international. Ne dit-on pas que les erreurs du passé doivent pouvoir nous servir pour améliorer nos performances et notre manière de faire ? Le but du jeu ici devrait à notre humble avis être de rassurer pour que le discours qui sera désormais tenu par les membres de cette nouvelle instance en charge de l’organisation des élections législatives soit cru et suscite la mobilisation de presque tous les Gabonais qui ont plus que jamais besoin d’une Assemblée nationale à laquelle ils auront, eux-mêmes, donner vie et de la couleur, ce qui aura le mérite, le grand mérite de rapprocher davantage les élus des électeurs que cela ne frustrerait plus comme c’en est hélas encore souvent le cas aujourd’hui.

Notre avis, loin d’être tendancieux comme le penseront certains esprits obtus, vise simplement à tenter de remettre les choses à leur place pour que les vaches soient mieux gardées et qu’en définitive le Gabon en sorte grandi, car qu’est-ce qu’une Assemblée nationale si elle ne reflète pas la physionomie qu’aurait voulu lui donner les populations électrices ?


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 1er mai à 11:08, par MBAMBI En réponse à : Edito : CGE, on attend de voir !

    Un autre corrompu comme E.A. Y a t il pas au Gabon des Dr en Science Po pour chapeauter ce genre d’organisme qu’on considere comme une aile du palais de justice ? y a vacance institutionnel dans les pays de droit les armees republicaines prennent le pouvoir,et ici ?

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs