Edito : Fatalité ?

lundi 24 juillet 2017 Speciales


Dans une Afrique où chaque Etat travaille, comme se plaisent à le ressasser les politiques, à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, disons de l’homme en général, l’implosion des réseaux sociaux et de l’outil internet fait que tout est su sur ce qui se produit à tous les coins et recoins. Le constat généralement dressé est que si de nombreux pays peinent, malgré les innombrables richesses de leur sol et sous-sol, à défier les crises de tous genres qu’ils traversent, c’est beaucoup plus lié à la faute des Hommes qu’à la conjoncture. Et pourtant, c’est ici que l’on éprouve également le grand mal à changer d’habitudes comme si cela relevait ni plus ni moins que de la fatalité !

Quand Rabelais écrivait « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », nous avons la faiblesse de penser pour ne pas dire d’imaginer qu’il s’agissait pour l’homme d’esprit qu’il fut, de nous rappeler que, ce qui avait déjà fait l’objet d’une analyse chez des savants comme les Platon ou encore Descartes qui, ce qui devait chez tous apparaître comme l’évidence des évidences, ce qui distingue l’Homme de l’animal, son semblable morphologiquement parce que comme lui vertébré, c’est l’intelligence. Cette intelligence qui devait, chaque fois qu’elle est utilisée à bon escient, lui permettre de se sortir d’affaires, même lorsque les problèmes semblent le dominer. C’est cela que la Bible traduit entre autres par « la foi qui soulève les montagnes ».

De plus en plus, l’on se rend compte que les rapports qui sont dressés sur l’état de l’Afrique et par des organismes internes au continent, et par des organismes internationaux, relèvent essentiellement que le mal dont souffre cette partie du globe pourtant nantie, provient d’abord de ses propres fils avant que d’être imputé aux enfants d’autres patries. Et jamais d’examen de conscience susceptible de presser l’introspection des uns et des autres pour conduire au ressaisissement profitable à qui tient, comme qui dirait, à redorer son blason. La gouvernance, voici un mot mis dans toutes les sauces tout simplement parce qu’il est au centre de tout, dans le sens où c’est de lui que dépendent les autres activités humaines auxquelles il donne de la valeur pour ne pas dire vie. Or, c’est à ce niveau que l’on pèche essentiellement tous les jours que Dieu fait et comme l’on préfère pointer du doigt autrui, le présentant comme celui qui est à l’origine de nos malheurs, on revient à la fameuse formule de Jean Paul Sartre « l’enfer, c’est les autres ».

Cependant !

Lorsque l’on mesure les ressources de nombre d’Etat africains, en dehors de ce qu’il est souvent avancé qu’ils sont victimes de spoliation, mais n’oublions pas que la technologie qui nous permet d’exploiter nos ressources et les techniques, y compris humaines, nous proviennent presque toutes de l’extérieur, on se rend compte sans être devin qu’il y a comme pillage de celles-ci au profit hélas d’une minorité ! Que dire des choix opérés par les gouvernants qui ne vont que très rarement dans le sens de la satisfaction des besoins du grand nombre ? Ce qui pourrait confirmer que s’il ya des faiblesses relevées ci et là, ce n’est pas toujours le fait de l’ancien colonisateur, mais de l’Africain lui-même. Question : « que faire pour changer la donne ? » Mettre l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut ou changer de paradigmes ? Lutter pour une seconde indépendance ou opter pour un nouvel asservissement maquillé comme il aurait s’agit lorsque la France du général de Gaulle par exemple proposait aux pays africains sous sa coupole de militer pendant le référendum pour la communauté ?

Maintenant que l’on semble à la croisée des chemins, qu’elle attitude salvatrice adoptée ? « Changeons ensemble », cet appel ne mérite-t-il pas d’être entendu, peut-être pas dans l’esprit que veulent lui donner bien de gens, mais pour que réellement, les choses bougent et que l’homme présenté à raison comme l’alpha et l’oméga soit placé au- devant de tout ? A la lecture de ce qui précède, il ya lieu de plonger dans les méandres d’une réflexion ayant pour argument central la question de savoir d’où nous vient notre mal, avant que l’on ne pense aux solutions pour l’éradiquer. Fatalité ? Telle est notre question !


Dounguenzolou

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