Edito : Gouvernement Issoze-Ngondet III, et puis ?

mardi 8 mai 2018 Speciales


Voici une affaire qui, à quelques exemples près, ressemble à du déjà-vu. Une équipe gouvernementale formée pour ne pas donner l’impression que le pays tourne à vide. Mais, elle est bien là l’équipe Issoze Ngondet III, pourvu qu’elle apporte aux Gabonais, surtout ceux qui attendent encore quelque chose de leurs gouvernants, la relance économique, condition sine qua-non du développement et de meilleur-vivre. Ce qui, au vu de la réalité, parait un travail herculéen. Mais, comme on l’entend ci et là, l’espoir faisant vivre, demain sera peut-être meilleur qu’aujourd’hui ! Pas une antiphrase, mais une manière d’inciter nos gouvernants à allier volonté et travail politique.

Le reproche, le plus grand et le plus récurrent fait aux Hommes politiques gabonais est, ne nous voilons pas la face, de ne veiller qu’à la sauvegarde de leurs intérêts personnels. Combien sont-ils en effet à avoir agi comme certains de leurs compatriotes ayant perdu la vie pour des raisons altruistes et nobles ? Très peu dirons-nous sans peur d’être contredits puisqu’une partie de l’histoire, nous la connaissons. Et combien restent en vie en train de se la couler douce, pourvu que l’assiette dans laquelle ils mangent soit toujours pleine ? Est-ce cela l’esprit républicain dont ils s’affublent ?

Osons croire que chaque pays a ses us et coutumes et que le « fou » est celui qui sort du système, c’est-à-dire de la logique que l’on voudrait faire partager au grand nombre, ignorant que, si une partie du peuple se révolte ou refuse d’épouser aveuglement certaines idées émises par les gouvernants, ce n’est pas parce qu’elle leur en veut systématiquement, mais simplement, si l’on endosse un raisonnement logique et scientifique, parce qu’elle ne trouve pas son compte dans l’action qui est celle des politiques.

Depuis par exemple l’annonce à grand renfort de publicité de la relance économique, les nouvelles qui nous parviennent et qui sont palpables font état de la déliquescence de nos outils de production, nos entreprises ou sociétés, qui ferment en cascade quand elles n’envoient pas leurs personnels en chômage technique ou ne négocient pas un plan social comme le recommandent les organismes internationaux en charge de la gestion des questions sociales liées au monde du travail. Nous voulons dire que ce que les Gabonais, même s’ils n’ont pas le courage de l’avancer ou ne sont pas permis de le faire par des canaux officiels, attendent des équipes gouvernementales qui se succèdent, c’est qu’elles soient capables d’inventer l’avenir en ce sens qu’elles doivent se munir d’arguments devant les rendre crédibles et susciter chez le citoyen un peu d’espoir en ces temps où les émules de Schopenhauer, c’est-à-dire les pessimistes, voient leurs rangs grossir de jour en jour davantage.

Qu’elles sont nombreuses les attentes !

Le gouvernement, croit-on savoir, est formé pour mettre en place la politique du chef de l’État, celle sur la base de laquelle il a été élu nous rabâche-t-on les oreilles. Ledit gouvernement n’est-il pas conscient de cela au point de multiplier volontairement ou non des erreurs susceptibles de creuser davantage le fossé existant entre lui et les gouvernés ? La fracture sociale, pour reprendre Jacques Chirac, est-elle consommée chez nous ? Si c’en est le cas, à quoi sert-il alors puisque par définition par exemple, si cela semblait être ignoré, le terme ministre pour ne prendre que celui-là tire ses racines du latin qui désigne le serviteur ? Que doit un serviteur à ceux qu’il a le devoir de servir ?

Dans le cas d’un gouvernement, l’amélioration des conditions de vie et de travail pour nous résumer est la base de travail sur laquelle devait s’appuyer l’équipe gouvernementale gabonaise, si jamais elle tenait à d’une part se respecter elle-même et à être respectée par les citoyens dont le droit le plus absolu est de la juger. Car, qu’est-ce que la démocratie si elle n’est « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple », comme l’a entrevue l’homme politique Américain de renom Abraham Lincoln dont la définition a fait école ? Le gouvernement new-look d’Emmanuel Issoze Ngondet est-il, veut-on dire, constitué pour la forme : « partage de prébendes, satisfaction des appétits personnels de gens ayant choisi de fermer les yeux devant la misère qui affecte le Gabonais », misère réelle, même si maintes fois ignorée, y compris par ceux qui la subissent ou autres choses qui confinent à la sauvegarde ou la quête de biens individuels ?

Toutes ces questions, loin d’être banales, devraient renvoyer à des préoccupations majeures se situant en général dans la perception que le Gabonais se fait de la manière dont le pays est géré et par conséquent de l’intérêt que les gouvernants portent à ce qu’Aristote définissait comme la politique, à son sens :« la manière de gérer la cité (Ndlr : de bien gérer la cité)  ».


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 8 mai à 17:35, par serges dry En réponse à : Edito : Gouvernement Issoze-Ngondet III, et puis ?

    BONJOUR POUR FAIRE LA POLITIQUE DU CHEF DE L ETAT,quel gouvernement attendent le peuple ?en faite le gouvernement d aujourdhui resemble vraisemblable au President un melange de categorie de classe ,.la vision est personnelle soit le chef de l etat passe sur le terrain comme d autre president l en font depuis combien d annee le gabon n a pas une route dite de ce nom ?

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