Edito : L’honneur a un prix !

mardi 17 octobre 2017 Speciales


Le terme honneur qui est devenu par les temps qui courent polysémique, chacun tenant à lui donner le sens qui lui sied, est pourtant l’expression d’une somme de valeurs sans cesse entretenues au nombre desquelles l’effort qui implique des sous- valeurs dont la dignité, l’endurance, l’honnêteté, la passion, que sais-je ? Nombreux sont ceux qui foulent hélas celles-ci au pied, d’où les conséquences fâcheuses qui en découlent. L’échec fait partie de celles-ci, de même que l’inconstance, l’incompétence et le déshonneur.

« Qui veut voyager loin doit ménager sa monture », « comme on fait son lit, on se couche », « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». Combien de proverbes n’a-t-on pas déjà entendu qui veulent signifier dans le fond la même chose ? Que « rien de grand au monde ne s’est fait sans effort et passion » ! Or, de plus en plus d’êtres se singularisent en militant pour le contraire à l’exemple des footballeurs gabonais de la sélection nationale A « les Panthères » qui ont une fois de plus failli à leur mission lors d’une rencontre qui comptait beaucoup pour la qualification dans leur groupe au mondial « Russie 2018 ».

Peut-être pas entièrement par la faute des athlètes, mais quand même à cause d’eux, vu qu’ils étaient face à des adversaires sur le rectangle vert sur lequel nous n’avons à aucun moment senti le moindre frémissement venant rappeler qu’ils étaient conscients des enjeux. Plusieurs raisons peuvent être avancées pour justifier ce manque de performance criard pendant les 90 minutes qu’a duré la rencontre. A commencer par le peu d’intérêt que certains accordaient visiblement à cette dernière. Nous ne manquerons pas de rappeler que les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’ostracisme et le peu de considération dont sont victimes certains membres du groupe peuvent les avoir conduit à ne pas se dédoubler quand bien même ils mesuraient l’importance du moment.

D’autre part, des préparations faites cahin-caha suffiraient également à expliquer les déboires de notre équipe nationale. Mais est-ce là la principale raison de son échec ?

Tempérament et travail valent mieux que tout !

Nous nous rappellerons toujours le boxeur Mohamed Ali qui avait pour coutume de couvrir son adversaire d’injures pour le pousser à sortir de ses gongs et se déconcentrer et donc le conduire sur un plan purement psychologique vers la disgrâce. C’était son modus operandi qui obéissait à une logique de déstabilisation dont lui seul avait le secret. Il se savait fort, mais surtout bien préparé à affronter l’adversité pour ne pas aller au devant d’elle sans trop de crainte pour ne pas dire sans aucune crainte.

Sans affirmer que cela est valable pour tous, nous avançons que tout compétiteur qui ne met pas en avant la préparation et un minimum d’orgueil et d’amour de soi n’aura pas sa place sous le soleil. Pour nombre d’entre nous, l’échec est devenu synonyme de victoire. Serait-ce le baron Pierre de Coubertin qui les aurait ainsi formatés, lui pour qui, « l’essentiel (dans une compétition) était de participer » ? Et même si, ne doit-on pas tenir compte du facteur « manière » ? Quand l’on assiste à un match à sens unique entre deux équipes sensées se valoir, doit-on se contenter d’admettre que l’une est plus forte que l’autre ou doit-on se pencher sur les causes de la faiblesse de son adversaire ?

Surtout lorsque ce dernier n’est pas à sa première forfaiture, tel est le cas des « Panthères » du Gabon sans âme après avoir pourtant permis de rêver suite à leur victoire historique à Bouaké face aux ivoiriens des « Eléphants ». Et si le malaise persistait ? Faut-il qu’il en soit ainsi ? Le temps n’est visiblement plus aux querelles de clocher, mais plutôt à une réflexion profonde sur notre mentalité et notre manière de servir la République, même si… tout le monde doit en effet se sentir soldat de celle-ci dès qu’il lui arrive d’être porté au rang d’ambassadeur de la patrie quelque soit la discipline. Ne pas avoir à ce moment précis la hargne de vaincre serait idiot. Les Gabonais devraient méditer plus que d’autres d’un point de vue général sur l’origine de leurs faiblesses, mais aussi sur la désinvolture qui semble les caractériser une fois celles-ci avérées.


Dounguenzolou

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