Edito : Mêmes causes, mêmes effets !

lundi 9 avril 2018 Speciales


Doit-on au Gabon, continuer d’évoquer sans que des solutions pérennes n’y soient trouvées pour le bien de la communauté et le respect des gouvernants, les questions de l’Éducation ? Le combat sans cesse entrepris par les différents syndicats du secteur finira-t-il un jour par porter des fruits ? Pourquoi, se demande-t-on également, le gouvernement insiste-t-il à laisser des problèmes vieux comme le temps en suspens, alors qu’ils sont depuis clairement identifiés et donc connus de tous ? Comment peut-il alors afficher surpris quand on sait que les mouvements d’humeur de la CONASYSED et autres SENA ne visent, même si on les sait infiltrés, qu’une seule et même chose : « de meilleures conditions de travail et d’étude » ?

Cela ne fait-il pas désordre que chaque année, les problèmes afférents aux meilleures conditions de travail et d’étude viennent perturber le déroulement de l’année scolaire dans un pays, comme on l’entend ci et là, qui ne mérite pas cela ? Depuis quelques semaines, les passants, sans pourtant être curieux, constatent que des murs d’établissements sont recouverts d’une nouvelle couche de peinture et que des sanitaires changent de look. Cela est bien puisqu’il contribue à offrir à nos enfants et enseignants un environnement plus sain et propice à de meilleurs résultats. Mais, est-ce cela régler les questions épineuses des conditions satisfaisantes de travail et d’études qui viendraient pour longtemps nous dispenser des mouvements d’humeur sans cesse observés dans le secteur Éducation ?

Nous voulons dire, qu’est-ce qu’un enseignant qui ne dispose pas du minimum nécessaire à l’exercice de ses fonctions, craie, rame de papier par exemple, et qui continue d’être fréquenté par rats et moustiques dans un bas-quartier de la ville où il n’y a que très rarement d’espace pour ranger ses effets professionnels, arrive le lendemain à l’école ou au lycée avec une âme de conquérant ? Dans un pays où le pétrole coule à flots pendant qu’uranium, bois, or et autres ressources sont exploités, quelque qu’en soit la procédure, à fond la caisse, est-il normal que l’on s’interroge ad vitam-aeternam sur des questions relevant de la gratuité des frais scolaires ou sur le règlement à temps des différentes prestations des enseignants ? Et pourtant, c’est essentiellement sur lesdites questions que les gouvernants sont chaque année interpellés sans qu’ils ne donnent véritablement l’impression d’y apporter des réponses pérennes. Sinon, comment expliquer qu’elles soient toujours ramenées en surface lors des sorties des syndicats de l’Éducation ?

Éducation, l’Alpha et l’Omega

Pour paraphraser la sainte Bible, disons « au commencement était l’Éducation ». C’est dire l’importance que revêt ce secteur dans la société. Le négliger peut donc s’avérer périlleux pour un pays qui s’est fixé pour objectif l’excellence et se prépare plus que jamais à se hisser au rang des meilleurs. Tous les métiers exercés par les Hommes sur terre, ils les acquièrent par un passage obligé par la case « Éducation » qui ouvre la voie à l’application des techniques apprises pour le bien de l’humanité. C’est pourquoi, toute société qui relègue l’Éducation au second rang de ses préoccupations court le grand risque d’être larguée, pour combien de temps ? Chez nous, l’impression qui se dégage est que c’est le politique qui dame le pion au reste des activités parce qu’il est le secteur où sans souvent fournir des efforts, l’homme trouve son compte pourvu qu’il sache choisir le créneau qui conduit très vite à l’enrichissement. Pendant que des domaines porteurs sont volontairement ou pas mis en veilleuse.

Ce qui fait, pour revenir à l’Éducation, que les années qui se suivent se ressemblent en termes de revendications et d’attentes qui ne sont jamais satisfaites. Quel plaisir peut-on éprouver à observer la ruche lâcher ses abeilles, la rue être infestée de ronronnements, alors que des solutions sont à portée de main ? Si le gouvernement est le garant de l’unité nationale et de l’équilibre social, sur qui doit-on compter en premier pour réaliser ces deux schémas sociétaux ? Le ciel dans lequel s’accumule en ces temps de malaise renouvelé des nuages sombres, susceptibles de venir menacer une année qui a pourtant relativement bien commencé, ne finira-t-il pas par gronder ? Appel à chacun pour qu’il joue pleinement sa partition dans l’édification d’une nation à laquelle l’on promet bien de bonnes choses pour soi, mais d’abord pour autrui.


Douguenzolou

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