Edito : Où allons-nous ?

lundi 26 février 2018 Speciales


De plus en plus d’évènements parfois drôles, pathétiques, rocambolesques, amusants se produisent sous notre nez et sous notre barbe. Non pas qu’il soit intéressant de les énumérer, mais le fait pour nous d’attirer un tant soi peu l’attention sur eux pourrait aider à corriger ce qu’il convient d’appeler du nom de vice social. Au fur et à mesure que l’on prend de l’âge, il nous apparait nécessaire de nous poser la question de savoir qu’allons-nous léguer à nos enfants, c’est-à-dire à la postérité, si tant est qu’elle est condamnée à suivre nos pas si ce n’est à marcher sur nos traces.

Il y’a d’abord eu l’épisode de Bruno Ben Moubamba qui s’est subitement souvenu, parce qu’ayant perdu son poste de ministre au sein du gouvernement, qu’il était né d’un père, pour décider d’aller s’incliner une nouvelle fois sur sa tombe et lui demander, ce qu’il n’avait jamais peut-être pas pu faire du vivant du disparu, de veiller désormais sur lui. Comme un être délirant, l’ancien vice-Premier- ministre monologuait et donnait l’impression qu’il avait perdu la boule.

Aujourd’hui, à la surprise générale, c’est son frère « Manf10 », Yves Fernand Mamfoumbi qui va dans un quartier de Ndéndé dans le département de la Dola dont il est l’un des fils les plus en vu, rouler par terre, « ivre » selon certaines langues, pour s’humilier devant la notabilité du coin pour d’aucuns qui avancent qu’il n’était plus en odeur de sainteté dans ce patelin où il a commis pas mal d’impairs tels des abus de langage, des propos méprisants, bref, où il s’est signalé ces temps derniers du moins par une impolitesse caractérisée. Le comble, c’est que nous avons laissé derrière nous très loin l’âge de la pierre taillée pour être tous soumis à la génération dite Androïd qui fait défiler, même sans notre consentement, nos faits et gestes sur la toile !

Alors même qu’il se roulait par terre, Manf10 était soigneusement filmé par quelqu’un qui se chargeait instantanément d’envoyer les images recueillies sur internet et donc au monde entier. Ce qui aurait paru un simulacre est subitement devenu une cuisante réalité qui a condamné son auteur au point de susciter les plus vifs commentaires, peut-être à l’origine de son éviction de l’équipe dirigée par Emmanuel Issoze-Ngondet. Ce n’est là, disent certains, que la face visible de l’iceberg, car arguent-ils, ils sont des tas les membres du gouvernement pour ne pas dire des Hommes bien placés dont la conduite laisse à désirer, mais qui ont la chance d’être protégés ou de se tenir souvent loin des projecteurs. Qu’à cela ne tienne, cela traduit une nature qui, si elle se développe, soumet les hautes personnalités à la critique acerbe de leurs concitoyens, leur faisant perdre du galon et le peu de dignité qu’elles peuvent encore avoir dans une société où la vie publique et la vie privée se confondent impitoyablement.

Que dire de tous ceux-là qui sont pointés du doigt pour des actes de corruption ou de détournements de deniers publics, dire que l’on sait le pays fouetté par une crise qui ne fait que perdurer ? L’on sait, pour ne pas être dupes, que beaucoup parmi eux se sortiront toujours d’affaires grâce à on ne sait quelle baraka et pourront de ce fait sortir des mailles du filet tendu par l’opération « Mamba », mais, comme toujours en pareille circonstance, nombreux seront ceux qui y laisseront des plumes. D’où l’appel à la justice qui fuse de leur côté !

Tenez- vous tranquille…

Avez-vous appris que désormais un responsable d’administration publique peut faire assurer son intérim par une technicienne de surface ? Un cas du genre vient de se produire dans la province de la Ngounié où le chef de service de l’hygiène publique et de l’assainissement a produit une note de service stipulant qu’il allait être remplacé pendant son absence pour raisons professionnelles par une technicienne de surface.
Où cela s’est-il vu dans le monde depuis que l’administration existe ? Malgré toutes les justifications que l’on peut tenter d’apporter à cette bévue, rien ne peut soutenir qu’une faute d’une telle nature se produise en milieu administratif. Ne parlons même pas des mouvements d’humeur, aux Affaires étrangères et à la Magistrature, deux piliers institutionnels qui sont une vitrine qu’il faut songer à garder propre.

Surtout qu’ils ne viennent pas embellir un climat social profondément touché par le chômage galopant causé en partie par la cessation des activités de plusieurs entreprises et sociétés qui ont mis la clé sous le paillasson, laissant de nombreux pères et mères de famille aux abois. Les questions de sécurité, elles aussi, s’invitent au débat quand on sait par exemple qu’en milieu scolaire, des scènes insoutenables continuent de défrayer la chronique en grande partie liées à l’usage d’armes blanches par certains élèves des lycées et collèges de la capitale gabonaise Libreville ayant consommé des stupéfiants au nombre desquels le fameux « Cobolo ».

Qui fait l’objet de moult commentaires sans que l’on ne nous dise qui en est le fournisseur et quel sort lui est actuellement réservé. Et pendant ce temps, la cherté de la vie poursuit lentement mais sûrement son opération de sape du panier de la ménagère qu’elle grève impitoyablement. Autant de faits qui nous amène nous poser la question de savoir où nous allons ?


Dounguenzolou

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs