Edito : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

lundi 4 septembre 2017 Speciales


A la lecture des évènements actuels, faits de vols, viols de tous genres, amnésie, inconscience, instabilité morale, gabegie, point n’est besoin d’élargir la liste des qualificatifs pour comprendre que la société que nous aimons tant prend de l’eau de toute part, par la faute des Hommes d’abord, avant que d’être celle de la conjoncture comme l’on l’affirme sans correctement le démontrer. Cela suscite des commentaires qui sèment par moments la confusion dans les esprits au point de nous amener nous poser la question de savoir que sommes-nous devenus dans un univers qui a de plus en plus besoin d’être civilisé au sens où la civilisation symbolise la grandeur spirituelle, sauf si dans l’entendement de beaucoup d’entre nous, l’homme est devenu une espèce bien en-dessous de l’animal !

Sans prétention, la lecture de la pensée de Rabelais nous a conduits, sur la voie d’une introspection profonde. A travers laquelle nous nous sommes toujours demandé, qu’est ce qu’il en était de notre âme aujourd’hui, sans pourtant nous douter qu’il existe bien encore de nombreux résistants aux méthodes nouvellement introduites par une classe d’humains guidés par on ne sait quel désir. En effet, les évènements et les faits que nous vivons démontrent à suffisance que la société est, comme qui dirait, en panne et mérite donc un certain assainissement pour éviter qu’elle ne tombe dans les travers de « Sodome et Gomor ».

C’est-à-dire qu’elle ne sombre point dans ce qui la perdrait. Car, nous apprend-on, la première des lois de Moise, d’ailleurs commandée par le Tout Puissant est que l’homme aime son semblable comme Dieu, lui-même, a aimé l’homme. Ce qui se fait pour l’Être humain doit revêtir une caution morale, c’est ce qui donne le cachet social à toutes les sociétés en développement ou développés. A quoi ressemblerait aujourd’hui un pays qui ne tient pas compte de ses valeurs humaines au point de les banaliser et de ne privilégier que des hommes liges ? Quand on sait que « l’homme est le capital le plus précieux » ?

Oui, l’homme, celui que Dieu a crée, le plaçant au dessus de l’animal, doit pouvoir comprendre qu’au- dessus de lui, il n-y a que le Seigneur où qu’il soit et de quelque religion qu’il soit, ses pratiques, bien qu’entachées, et cela le lui est naturellement pardonné, puisqu’il est consigné dans les Saintes écritures qu’il est pécheur, d’où il se doit de revisiter son comportement vis-à-vis de ses semblables, surtout lorsque ces derniers le lui réclame avec insistance. Ne dit-on pas que la voix du peuple est la voix de Dieu ?

« Que sert de gagner l’univers… »

Si l’on consent que l’Homme est l’alpha et l’oméga, alors l’on est convaincu de ce que tout ce qui se fait pour lui sans lui est contre lui. Nombreux sont encore ceux qui aspirent gouverner, gérer des sociétés qui ne tiennent pas du tout compte de la réalité sociale, c’est-à-dire de ce que le peuple désire et réagissant malheureusement par la manière forte. S’attirant évidemment les foudres de ce dernier. Quand bien même il lui arrive d’être convaincu de la justesse de ses revendications. Cela suscite souvent la colère de ce que l’on désigne peut-être abusivement pas « la masse » qui n’a d’autres moyens d’expression que la manifestation populaire lorsqu’elle sent qu’elle prêche dans le désert. Difficile à ce moment de rétablir les équilibres si et seulement si, l’on n’a pas pris soin de comprendre ses motivations !

C’est donc dire que tout gouvernant devrait avoir en tête que sa mission, pour ingrate qu’elle soit, demande de lui des sacrifices devant à la longue constituer ses états de service sur lesquels il doit être jugé et pourquoi pas reconduit dans ses fonctions. Le peuple n’étant pas dupe, le politique américain Abraham Lincoln ayant, par expérience, insisté sur le fait qu’on peut tromper tout le peuple une partie du temps, qu’on peut tromper une partie du peuple tout le temps, mais qu’on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. Cela nous demande, chacun à son niveau, de procéder à notre introspection, dans le but de voir, à la manière des philosophes « d’où nous venons, où nous sommes et où nous allons ». Ce qui n’est pas de l’ordre du facile, mais pourtant du possible. Faut-il croire que l’homme est devenu cet être incapable de réflexion et de projection pour ressembler à « cet être des lointains » dont l’affublait Haidegger ?


Dounguenzolou

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