Édito : « Vaut mieux prévenir que guérir »

lundi 18 septembre 2017 Speciales


En dépit des rappels à l’ordre et campagnes de sensibilisation des autorités du Ministère des Transports et de la Sécurité routière, de nombreux automobilistes continuent de s’illustrer par des comportements blâmables, conduisant à des accidents de la route comme cela vient encore d’être le cas. Le drame, c’est surtout que l’inconscience des uns pèse lourdement sur des familles pour ne pas dire le pays au point de nous pousser à nous poser la question de savoir que voulons-nous ?

D’aucuns parmi les automobilistes se sont souvent plaints qu’ils fassent l’objet des contrôles fréquents allant jusqu’à les priver de leurs clients lorsque ces derniers, estimant qu’ils ont longtemps attendu à un poste, choisissent purement et simplement de changer de barque pour arriver plus tôt à destination. Là n’est pas la seule raison conduisant ces derniers à adopter pareil comportement puisqu’il y a aussi que les chauffeurs de bus et autres camionnettes assurant le transport des usagers, se pointent au volant somnolant parce qu’ayant pris de l’alcool ou usés par la fatigue quand ils ne conduisent pas enfin à vitesse non réglementaire.

Les conséquences prévisibles sont ces innombrables accidents de la route qui coûtent souvent la vie à de nombreuses personnes qui n’ont eu pour seul tort que de faire confiance à un transporteur. Ce qui nous pousse à interpeller au premier chef ces derniers qui ont à notre humble avis un impérieux devoir de sensibilisation assorti de menaces même voilées, avant que de nous abattre sur les principaux concernés par ces accidents qui sont les conducteurs eux-mêmes dont certains brillent par une arrogance hors du commun lorsqu’ils s’entendent à raison souvent dire qu’ils n’agissent pas en conformité avec les lois de la circulation routière.

Autre fait et non des moindres à signaler, la complicité dont bénéficient d’aucuns auprès des agents chargés du contrôle routier que ce soit en zones urbaines ou suburbaines au motif qu’ils auraient reçu des conducteurs inconscients quelques pécules ou l’assurance de leur offrir ce dont ils ont besoin à leur retour de voyage. Ce qui est certes rassurant, mais qui met malheureusement des vies en danger.

Il faut à tout prix y pallier !

Les autorités compétentes ne peuvent pas plus longtemps être insensibles à une telle situation surtout quand on sait qu’elle tend à se pérenniser. C’est pourquoi, il leur est demandé de veiller comme elles le font pour la prunelle de leurs yeux au respect strict de la circulation routière à travers les différents services compétents commis à la tâche. Bien évidemment, cela requiert de ces derniers que les agents qui y sont déployés soient trillés sur le volet de façon à ce que, comme dans d’autres administrations, ils soient exempts de reproches et aient au préalable bénéficié d’une formation impeccable susceptible de les amener tourner le dos à certains compromis.

Et voici ici engagée à nouveau la responsabilité de l’État à qui il incombe au premier chef de veiller à la sécurité des personnes, ce d’autant plus que dans un pays comme le Gabon, une mort seule suffit à émouvoir toute une population. L’on comprend à ce moment qu’il, l’État, soit interpellé par le commun des mortels afin qu’il jette un regard particulier sur ce phénomène des accidents de la route qui ôtent quotidiennement, pour des raisons humaines et non mécaniques comme l’on pouvait l’admettre par moments, des bras valides, des espoirs, des vies pour parler court, à un pays qui en a tant besoin.

Comment, rien qu’en raisonnant sous ce prisme ne pas se convaincre de l’utilité de la prévention, car, comme il est dit « vaut mieux prévenir que guérir ». Lorsque nous écrivons ces quelques lignes, nous avons à cœur qu’elles touchent le plus grand nombre, les principaux concernés dans un premier temps et qu’ils feront l’effort qu’on leur demande pour nous éviter à l’avenir de vivre les mêmes cas déplorables. Après tout, ce n’est qu’en tenant compte de ces remarques que l’on peut avancer sereinement vers une « société routière » un peu plus disciplinée, que l’on peut être sûr de vivre de moins en moins d’accidents de la route, que le pays continuera de compter sur nombre de ses bras valides et que le développement pourra sur ce pan-là aussi être effectif.


Dounguenzolou

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