ÉDUCATION : CE QU’IL NE FALLAIT PEUT- ÊTRE PAS FAIRE

lundi 13 janvier 2020 Société & environnement


Dans les nations civilisées, la rue pour ne pas dire l’opinion publique ou le journaliste constituent un baromètre. En ce sens que ces entités que l’on a tort sous les tropiques de considérer comme la cinquième roue du carrosse, sont en fait celles qui, mieux que d’autres, renseignent sur les réalités sociales. Ceux qui ne le croient pas ont souvent payé de leur incrédulité. Que faut- il comprendre de ce mot ? Qu’il est juste une alerte donnée en direction de tous les titulaires du département de l’Éducation nationale pour qu’ils prennent en compte les arguments développés dans la presse ou les échos de la rue qui ont chez nous, peut- être aussi ailleurs, une importance capitale pour qui veut mener à bien sa barque. Ceci ayant le mérite de lui éviter un échec et de l’amener anticiper sur les évènements prévisibles, sachant que nul, même pas les éminents professeurs, n’est infaillible.

Au Gabon, l’on craint qu’une fois de plus, les plus hautes autorités du pays n’aient fait une erreur de casting en procédant en pleine année scolaire au remplacement d’un ministre de l’Éducation nationale, quoique par un éminent professeur dont la place est peut- être plus sollicitée dans les amphithéâtres pour son érudition et non à la tête d’un département ministériel qui demande que l’on soit d’abord un parfait pédagogue, habitué aux tracasseries du monde scolaire, à celles des apprenants et des élèves eux- mêmes, ainsi qu’aux jugements des syndicats du secteur Éducation, très au fait des questions relevant dudit secteur, en plus de faire preuve d’humilité.

Non pas que Michel Menga ait fait l’unanimité pour que l’on regrette qu’il ait été débarqué de ce ministère, il fallait peut- être qu’une telle décision tombât, l’homme s’étant illustré négativement par une certaine arrogance, un mépris et une visible incompétence dans la gestion des ressources humaines, mieux dans ses capacités à gérer le dossier relatif à l’attribution des bourses dans un pays où tout le monde reconnait, peut- être est- il la seule exception, les efforts colossaux fournis par les parents pour scolariser leur progéniture, c’est donc dire que celle- ci est dans la plupart des cas issue de familles modestes qui sollicitent logiquement le concours de l’État pour accompagner autant qu’il le peut, rappelons que l’on est au Gabon où tout est possible, la preuve ces incessants détournements de denier publics, les enfants affichant la volonté d’apprendre.

Connaissant les Gabonais, ils auraient très certainement accepté qu’on leur proposa, en lieu et place d’une suppression de bourses à une catégorie d’étudiants, que l’allocation soit revue à la baisse, ce qui aurait du être la proposition de l’ancien ministre en conseil des ministres après bien entendu en avoir discuté avec tous les partenaires sociaux que sont les enseignants, les syndicats et les parents d’élèves. Michel Menga dont on ne doute pas de l’éducation, a préféré, à la place d’une telle démarche, défier ses interlocuteurs qui ont compris qu’il ne valait la peine de lui montrer la voie royale qui lui aurait certainement permis de se sortir d’affaire. Les résultats, nous les connaissons tous ! Un fiasco qui restera dans les annales de l’histoire de l’éducation au Gabon, heureusement, peut- on dire, pour lui qu’un remaniement du gouvernement a eu un effet salvateur, car il n’était visiblement pas déjà au bout de ses peines. Voici qui peut nous amener dire que la crise dans ce secteur est loin d’être circonscrite, d’où il faut à tous ceux que « l’aventure » conduira à la tête de l’Éducation nationale, faire preuve de rationalisme et de bon sens pour ne pas qu’ils soient vite happés par des mouvements d’humeur qui, parce qu’ils viennent de tous côtés, fragiliseraient son action.

Qui va lentement va sûrement !

Il était donc logique aux yeux de nombre de Gabonais qu’il fut débarqué de l’Éducation nationale, mais, comme on a coutume de s’en plaindre, pas juste alors que l’année scolaire a commencé. Parce que l’on sait tout ce que cela coûte de préparer une rentrée et de mettre en musique son projet pour l’école gabonaise qui, reconnaissons- le, accumule, en dépit de tout ce qui se dit, des contre-performances à comparer avec les années antérieures, peut- être que cela n’est pas dû aux enfants, mais au système scolaire qui, parce qu’il est complexe, regroupe de nombreux segments qu’il faut tous prendre en compte pour être sûr de partir du bon pied. Négliger l’un des pans serait comme qui dirait aller à Canossa. Puisqu’à côté des problèmes liés au sureffectif ou à la surpopulation des classes, il y a ceux des curricula, des infrastructures, pour ne pas dire des conditions d’études. Qui a dit que le meilleur ministre de l’Éducation pour ne pas dire le meilleur ministre est forcément un érudit ?

Pierre Bérégovoy, ancien Premier- ministre français, n’était titulaire que d’un CAP d’Ajusteur- monteur, alors que Raymond Barre qui était, lui, brillant professeur d’économie, n’a pas mieux fait que lui dans la gestion des affaires publiques. Vibrant témoignage : l’échec de ses plans, les fameux plans Barre. Des exemples du genre, on peut en citer en cascade. C’est dire qu’il est des gens dans notre éducation nationale qui peuvent bien, parce qu’ils en ont l’expérience, le doigté, la connaissance et parce qu’ils font montre d’une certaine humilité devant les problèmes auxquels ils sont confrontés, mener la barque. Non pas qu’ils soient les personnes providentielles eu égard au retard accumulé dans le règlement de nombreuses questions et donc à celui du passif, allions- nous dire, mais, parce qu’on les croit ou les sait capables, d’écouter la voix de la raison et d’apaiser par voie de conséquence l’atmosphère déjà trop délétère dans ce secteur qualifié de « panier à crabes ».

Quel génie a poussé dans ces conditions le nouveau ministre de l’Éducation nationale à marquer son entrée par la prise de décisions toutes aussi impopulaires les unes que les autres sans en référer à qui que ce soit, même pas à ses proches collaborateurs. Il n’a certainement rien à apprendre d’eux, après tout, « ce sont tous ses élèves ou étudiants », mais ne pouvait- il pas jeter un regard sur ce qui est fait par exemple par son collègue de l’Enseignement supérieur que l’on dit avoir la magie et la sagesse d’éteindre les flammes les unes après les autres avec une dextérité qu’on ne lui soupçonnerait pas.

N’était- il pas raisonnable qu’il attende l’année prochaine s’il était maintenu à ce poste pour annoncer les nouvelles mesures, ses mesures à lui ? En se donnant le temps des vacances pour réfléchir mûrement sur la question en compagnie de ses collaborateurs et de l’ensemble des partenaires sociaux pourquoi pas. Diantre ! qui l’a poussé par exemple à décider de revenir, non pas que cela ne soit pas le souhait de tous puisque cela contribue à améliorer en partie les prestations de nos apprenants, sur une méthode appliquée du temps des anciens qui étaient déclarés admis au Baccalauréat après avoir obtenu une moyenne de 12/ 20, ceux dont la moyenne était en deçà, étant, eux, déclarés admissibles ? S’est- il un seul instant demandé pendant combien de temps le système d’évaluation actuel a- t- il duré ? Et comment alors en sortir sans faire des frustrés ? Croit- il que la période à laquelle il annonce la réforme est appropriée ? Qu’attendre de l’accueil qui sera réservé à ladite réforme ? Le nouveau ministre, certes est animé par une envie de bien et vite faire pour marquer d’une empreinte indélébile son passage à la tête d’un département où l’on est assis sur un siège éjectable, mais doit- il pour autant pécher par précipitation, sachant les conséquences qui peuvent découler d’une telle attitude ? A-t-il d’autre part mené un audit sur les réalités actuelles du monde de l’éducation et sur les causes de la faiblesse de niveau chez les apprenants ou a- t- il prit le soin de dépoussiérer les états généraux de l’éducation qui sommeillent dans les tiroirs pour s’en servir comme support et ne pas donner l’impression de réinventer le monde ? Croit- il qu’en adoptant ses mesures, il peut d’un coup de baguette magique régler tous les problèmes qui se posent en matière de relèvement du niveau des élèves ?


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 18 janvier à 05:10, par Antoinedjaffa En réponse à : ÉDUCATION : CE QU’IL NE FALLAIT PEUT- ÊTRE PAS FAIRE

    je suis le maître Djaffa Antoine mon numéro c’est le +22967689066, numéro whatsapp.les travaux de culte que je faire sont :

    1-porte feuilles
    2-La valise magique
    3-La calebasse magique
    4-Le retour affectifs
    5-Talisman de protection
    6-Savon de chance
    7-Bague de chance
    8-Rituel pour trouver vite du travail
    9-rituel pour les homme d’affaires qui ne trouve par de clientèle
    10-Lutte contre la sorcellerie
    11-Gagner au loto
    12-Les savon de chance pour trouver un bon emploie,
    13- Parfum de chance
    14-Rituel de richesse
    15-Rituel avec Mamy Wata ,la reine de eaux
    16-Comment gagner l’amour d’un homme où d’une femme
    17-Guérire du faiblesse sexuel
    merci pour votre attention
    whatsapp :+22967689066

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