Emprunt obligataire : Le Gouvernement bat en brèche la rumeur relative à une imminente levée de fonds

mardi 14 mars 2017 Economie


Réagissant aux informations relayées sur les réseaux sociaux et dans la presse, le Ministère de l’Economie dément la volonté du Gouvernement de procéder en avril prochain sur le marché financier sous-régional à une levée de fonds de l’ordre de 200 milliards de francs CFA.

« Cette information est erronée et sans fondement  » souligne le Ministère de l’Economie dans un communiqué publié dans le quotidien l’Union. « Le montant des émissions obligataires du Gabon sur le marché financier de la Cémac demeure à 100 milliards de francs CFA, conformément à l’inscription contenue dans la loi de finance 2017  », explique le ministère. Et il ne sera pas évalué à la hausse au gré des autorités financières publiques. Pour l’institution, la rumeur mentionnant donc la possibilité pour le Gouvernement en avril de contracter sur le marché financier la somme de 200 milliards de francs CFA est infondée.

S’il advient un prolongement de la somme initialement prévue soutien le ministère, cela se fera suivant le Plan de relance économique (PRE), étalé sur la période 2017-2019 et dont les consultations avec le Fond Monétaire international (FMI) sont en cours. « Dans tous les cas, mentionne l’institution, ce dernier sera acté par une actualisation de la stratégie d’endettement et le vote d’une loi de finances rectificatives par le Parlement  ». Evalué à 1472 milliards de francs CFA, le plan d’endettement du Gabon malgré les assurances que procure le ministère de l’Economie sur le caractère infaillible de cette stratégie sur les finances publiques inquiète.

Au cours de la période 2016-2018, le plafond d’endettement n’a cessé de progresser pour atteindre des quotas inquiétants. A la fin de l’exercice 2016, l’encours de la dette publique gabonaise s’établit à 3160,1 milliards de francs CFA contre 3165,4 milliards de francs CFA un an plus tôt. Au 31 décembre dernier, le taux d’endettement adossé au PIB est de l’ordre de 39,4% en 2016. Cette dynamique bien que jugée maîtrisée pose problème. D’abord, à cause de l’état actuel des marchés. Ensuite, en raison du caractère peu prudentiel des agrégats macroéconomiques. Enfin, la morosité du marché et des incidences que la pression d’une telle démarche peut avoir à long termes sur la capacité de solvabilité.


Michaël Moukouangui Moukala

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