Enseignement évangélique : Les enseignants stagiaires haussent le ton !

samedi 30 mars 2019 Société & environnement


Stagiaires depuis plusieurs années, des enseignants de l’enseignement privé protestant exerçant à Libreville réclament, depuis peu, un meilleur traitement et la régularisation de leur situation administrative.

Lassée de l’immobilisme de sa situation administrative, une frange des enseignants du lycée Evangélique d’Akébé observe depuis quelques jours, un mouvement d’humeur au sein de leur établissement pour réclamer la « lumière » sur leur situation administrative. Lesquels enseignants réclament la régularisation de leur situation notamment le paiement des arriérés d’aide de la période allant de 2014 à 2019, l’intégration « totale » de tous les stagiaires et la fin du traitement inhumain. « Nous sommes le collectif des enseignants recrutés par l’Eglise Evangélique pour enseigner dans ses lycées. Nous sommes non rémunérés depuis près de dix ans. Nous sommes exploités et maltraités. Aujourd’hui, nous disons trop c’est trop ! », a laissé entendre le porte-parole du mouvement, Duphy Minto’o.

Le collectif dit avoir rencontré les différents directeurs qui se sont succédé à la tête du lycée mais en vain. Les « paroles mielleuses » qui les ont entretenus durant ces années n’ont jamais été mises en application. Ce qui explique leur agacement. « Nous avons essayé de rencontrer notre directeur général, nous avons également essayé de rencontrer le Président des Eglises Evangéliques, mais sans suite. Aujourd’hui, nous sommes voués à nous même. (…) Nous ne savons pas exactement où se trouve nos dossiers », a-t-il martelé d’un ton ferme. Si le mouvement est tout à fait légitime, la direction s’étonne du caractère soudain de ce soulèvement dont le préavis de grève et le cahier de charge, a-t-elle fait remarquer, n’ont pas été déposés auprès d’elle conformément aux procédures qui encadrent l’organisation des mouvements sociaux et grève au Gabon.

Malgré cette crise, la direction de l’enseignement privé protestant dit être à la recherche d’une solution. Dès sa prise de fonction il y a cinq mois, elle avoue s’être saisie du dossier « en attente de leur intégration ». « Ils sont un certain nombre et la première démarche que j’ai effectué, était de me rapprocher de la tutelle, le ministère de l’Education nationale via le directeur central des ressources humaines m’a fait savoir que cette catégorie d’agents n’a pas encore été pris en compte par le ministère et qu’il faillait les recenser, mettre à jour leurs dossiers et éventuellement, on verrait ce qu’il y a lieu de faire », a expliqué le directeur général de l’enseignement privé-protestant, Jean Faustin Mvone-Mba qui dit avoir déjà suivi la démarche proposée par le directeur central des ressources humaines de l’éducation nationale.

Bien que la situation semble tendue entre ce collectif et la direction générale de l’enseignement privé protestant qui dit avoir fait le nécessaire pour le suivi de l’intégration de ces enseignants, Jean Faustin Mvone-Mba, reconnaît le préjudice causé à ces pères et mères de familles. « Ils sont informés de cette situation, mais je dois comprendre qu’ils sont impatients. Ce sont des Gabonais, pour la plupart, parents et ils travaillent sans salaires » a reconnu le directeur général qui a fait remarquer que leurs dossiers se trouvent déjà au ministère de tutelle.


Michaël Moukouangui Moukala

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs