Environnement/Olam Rubber : « La culture de l’hévéa ne compromet pas le sol », selon Urbain Nguema Effolou

lundi 5 février 2018 Société & environnement


Après avoir des années durant, œuvré à la culture de l’hévéa au Gabon, Urbain Nguema Effolou, formateur de saignée à Olam Rubber tord le cou à l’image nuisible attribuée à l’hévéa. Ce dernier confirme que l’hévéa ne détruit pas les terres.

Au Gabon, la culture de l’hévéa dans le nord du pays entame une nouvelle renaissance avec l’existence de la plantation d’Olam Rubber qui promet un nouveau virage de cette activité. Sur le gigantesque site de cette plantation développée à Batouri, cette promesse prend progressivement forme. Etalée sur une superficie de 10860 ha, certains craignent pour la fertilité du sol. Des allégations infondées, à en croire Urbain Nguema Effolou, formateur de saignée au sein du nouveau site. « Après l’hévéa, la nourriture pousse », affirme-t-il sans ambages.

Cette affirmation est inacceptable pour certaines ONG évoluant dans la promotion de la culture de l’hévéa. Lesquelles ONG brandissent le cas du Gabon. Vingt-cinq ans, c’est le nombre d’années que ce gabonais qui a quasiment consacré sa vie et son parcours professionnel à la culture de l’hévéa totalise dans le domaine. Aujourd’hui, cette expérience force le respect vu qu’il a assisté au relais de la culture de l’hévéa au Gabon. D’abord avec Hevegab, ensuite, Siat et aujourd’hui, avec Olam. « Après le passage des Allemands au Nord, la terre est toujours fertile. À côté des arbres et arbustes d’hévéa la culture domestique pousse bien », renchérit-il. Selon lui, le débat relatif à l’appauvrissement des sols après la culture de l’hévéa est un faux débat, à moins que le sol gabonais constitue une exception.

Une position déjà confortée en 2016 en Côte d’Ivoire par le chef des plantations de la société de production de caoutchouc naturel, Tropical Rubber Côte d’Ivoire, Justin Yao Boué. Selon le responsable, « On peut faire des associations de cultures à l’hévéa notamment les maraîchers ». D’après lui, seul le manioc n’est pas permis car vecteur de maladie pour l’hévéa. Comment alors expliquer l’acharnement contre la culture de l’hévéa si elle ne présente aucun danger à long terme sur la fertilité des sols ?


Michaël Moukouangui Moukala

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