Evasion fiscale : Jean Ping cité dans les Paradise Papers !

jeudi 9 novembre 2017 Economie


Après l’affaire SwissLeaks en 2015, voila que des Gabonais, en l’occurrence Jean Ping et son fils sont soupçonnés d’être détenteurs de comptes offshore et autre sociétés écran, dans ce qu’il convient d’appeler les Paradise Papers. L’information a été divulguée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICJI).

Il y a deux ans, plusieurs personnalités gabonaises dont l’homme d’affaire malien, proche du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, Seydou Kane, (Ndlr : car s’étant attaché les services de Mossack Fonseca, le Cabinet d’avocat basé au Panama, pour créer des sociétés offshore) ont été impliquées dans le scandale SwissLeaks. Lesquelles personnalités ont ouvert des comptes d’une valeur globale de 6 millions de dollars soit, plus de 3,5 milliards de francs CFA auprès de la filiale Suisse de la banque britannique HSBC ou encore les Panamas Papers.

Des révélations passées sous silence au Gabon, sans aucun doute en raison de « l’opacité » judiciaire qui règne dans le pays et le vide juridique en la matière. Après cet épisode, l’ICJI revient avec une nouvelle affaire : Les Paradise Papers. Un nouveau scandale fiscal mettant en scène les grandes fortunes et les multinationales de la planète touchant la quasi-totalité des domaines d’activités (sport, musique, cinéma, politique, affaires…).

Un scandale qui dévoile l’étendue du problème alors qu’après la publication des Panama Papers en 2016, le monde se croyait enfin à l’abri de l’évasion fiscale. Hélas ! « Avec les Panama Papers, on pouvait prétendre qu’il s’agissait de brebis galeuses, mais cette nouvelle vague de révélation prouve à quel point le recours aux paradis fiscaux est systématique », explique le Porte-parole de l’ONG Oxfam.

Le Gabon, ancré dans la pratique ?

La longue liste des personnalités africaines citées dans la nouvelle affaire n’épargne pas le Gabon. En effet, l’opposant Jean Ping, par ailleurs candidat à la dernière présidentielle, et son fils sont tous deux propriétaires de la Société FIEX basée à Hong Kong. Une pratique semble-t-il courante au Gabon, vu que plusieurs anciens et actuel hauts cadres de la République, et ce, de l’opposition comme de la majorité préfèrent les banques étrangères.


Michaël Moukouangui Moukala

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