France/Chine : les grandes rivales de la conquête africaine

jeudi 12 décembre 2013 Economie


La présence chinoise en Afrique se fait de plus en plus visible depuis quelques années et la France, qui reste, hors hydrocarbures, le premier investisseur sur ce continent en paye le prix puisque, sa part de marché sur l\’ensemble du continent ne cesse de régresser, alors que celle de la Chine est aujourd\’hui en perpétuelle progression : de 2% à 16% entre 1990 à 2000.

14.55pt;background:white\">La France perd du terrain sur le plan économique en Afrique. Nicole
Bricq, la ministre française du commerce extérieur a clairement établi ce
constat dans une de ces interventions la semaine dernière à l\’occasion du Sommet
France-Afrique.

14.55pt;background:white\"> 

14.55pt;background:white\">«  normal\">Notre part de marché diminue nettement dans les pays d\’Afrique
francophone, où elle a été divisée par deux en 20 ans, passant de 31% à 13% en
Côte d\’Ivoire ou encore de 36% à 14% au Cameroun par exemple 
 »,
a-t-elle déclaré.

14.55pt;background:white\">«  normal\">Et, en parallèle, nos parts de marché dans les pays africains
anglophones peinent à décoller ».

14.55pt;background:white\">«  normal\">Au Nigeria, pays le plus peuplé d\’Afrique, cette part n\’est que de
3,6% . Tandis qu’elle est de 8,2% pour les Etats-Unis, 4,3% pour le
Royaume Uni et 18,5% pour la Chine, selon le Direction générale du Trésor 
 »,
a-t-elle noté.

14.55pt;background:white\"> 

14.55pt;background:white\">D’où l’objectif annoncé samedi 7 décembre
dernier par François Hollande de doubler les échanges entre la France et les
pays africains, lors du Sommet organisé à l\’Elysée.

14.55pt;background:white\"> 

14.55pt;background:white\"> David Bénazéraf, diplômé de
Sciences Po, qui étudie actuellement l\’influence de la coopération chinoise sur
le développement des villes africaines, reconnaît qu\’à cause de la présence
intensifiée de la Chine en Afrique, les relations économiques de la France sur ce
continent sont en constante régression.

14.55pt;background:white\"> 

white\">Mais il mise sur le rapport sénatorial d\’Hubert Védrine, l\’ancien ministre
des Affaires Etrangères pour rétablir l\’ordre de présence de la France en
Afrique, lequel offre, au terme de 8 mois de travail, un diagnostic détaillé
des mutations en cours en Afrique subsaharienne et avec les pays qui la
composent.

white\"> 

white\">Dans ce rapport, on note la définition de 15 propositions devant permettre
de repenser le cadre d\’échanges avec les pays africains.

white\"> 

white\">Des propositions qui se
déclinent comme suit :

white\">- Poursuivre et amplifier les mesures
révisant la politique française de visas économiques afin de faciliter la
circulation des 
acteurs économiques entre la France et l’Afrique ;

white\">

white\">- Relancer la formation du capital humain,
la coopération universitaire et la recherche, les échanges intellectuels et les
orienter vers le développement ;

white\">

white\">- Soutenir le financement des
infrastructures en Afrique ;

white\">

white\">- Réduire le coût de mobilisation des
capitaux privés et des primes de risques appliquées à l’Afrique ;

white\">

white\">- Contribuer au renforcement des capacités
de financement de l’économie africaine ;

white\">

white\">- Augmenter les capacités d’intervention
de l’Union Européenne en faveur de l’Afrique ;

white\">

white\">- Susciter des alliances industrielles
franco-africaines dans des secteurs clés pour les économies française et
africaine : agriculture, énergie, transport, développement urbain, biens de
grande consommation, numérique, industries culturelles, santé, tourisme et
sécurité ;

white\">

white\">- Promouvoir l’économie responsable et
l’engagement sociétal des entreprises ;

white\">

white\">- Accompagner l’intégration régionale de
l’Afrique ;

white\">

white\">- Renforcer l’influence de la France en
Afrique ;

white\">

white\">- Réinvestir au plus vite la présence
économique extérieure française en Afrique subsaharienne ;

white\">

white\">- Intensifier le dialogue économique entre
l’Afrique et la France ;

white\">

white\">- Favoriser l’investissement des
entreprises françaises en Afrique ;

white\">

white\">Faire de la France un espace d’accueil
favorable aux investissements financiers, industriels, commerciaux et culturels
africains ;

white\">

white\">- Créer une fondation publique-privée
franco-africaine qui sera le catalyseur du renouveau de la relation économique
entre la France et l’Afrique.

white\">

white\">La France va donc réorienter la mesure de ces relations avec l\’Afrique
notamment, sur les processus électoraux et sur le développement des relations
avec la société civile.

white\">

white\">De tout cela, on retient un point important selon lequel : La France a
besoin, encore et toujours, de l’Afrique pour assurer sa croissance.


3M

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs