Gestion des finances publiques : " Que faisiez-vous au temps chaud ? "

jeudi 5 octobre 2017 Economie


De plus en plus des mesures impopulaires et non convaincantes sont prises par les autorités gouvernementales au nombre desquelles celle récemment suspendue par la Cour constitutionnelle, en lieu et place du Conseil d’État, selon certains commentateurs de la vie nationale, concernant la hausse des frais d’inscription dans les universités et grandes écoles gabonaises. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la plupart de ces mesures, pour ne pas dire toutes, découlent d’erreurs de management antérieurs. D’où la question qui revient ci et là : « qu’a-t-on fait de l’argent généré par l’embellie économique ? ».

De nombreux citoyens se disent immensément choqués par la tournure que semblent prendre les évènements sous nos cieux, depuis que des mesures sont soit adoptées, soit suspendues, des mesures ne rencontrant pas souvent l’assentiment des populations dont l’avis doit impérativement compter dans un État dit de droit. Ces Gabonais qui n’arrêtent pas de se plaindre disent ne pas comprendre qu’alors que les choses semblaient bien se dessiner en 2009, eu égard aux indicateurs encourageants, la seule crise pétrolière, non pas qu’elle n’ait pas d’effet réel sur l’économie du pays, soit venue porter l’estocade à l’un des États les plus nantis du continent africain.

Du coup, se demandent-ils s’il n’y a que cette ressource qui compose les sources d’entrée de devises du pays, alors que dans d’autres réputés pétroliers également, Nigéria, Angola, Guinée-Équatoriale et bien d’autres, les grincements de dents ne sont que très rarement perceptibles, sinon pas du tout. Histoire d’attirer plus que jamais l’attention des dirigeants sur l’impérieux devoir qu’ils ont de veiller à ce que le mode de gestion soit de plus en plus orthodoxe. Car, avancent-ils, à la lumière des exhibitions des fortunes de certains apparatchiks pincés par l’opération « Mamba », de nombreux compatriotes ayant une parcelle d’autorité, passent le plus clair de leur temps à faire main basse sur les ressources financières de l’État. D’où la question qu’ils se posent de savoir où étaient passés les contrôleurs dont on attend qu’ils soient toujours vigilants pendant la période des détournements.

D’aucuns sont d’accord pour dire que là où le bât blesse surtout chez nous, c’est la gouvernance et que s’il faut que l’on s’engage sur les chemins de la prospérité, il faut au préalable que celle-ci soit assainie. Les avis à beau être partagés, force est de reconnaître que les mauvaises habitudes ayant la vie dure, c’est surtout à cause d’elles que nous devons de ne pas avoir jusqu’aujourd’hui conduit notre pays sur les chemins de la grandeur, comparativement à d’autres qui avaient au moment des indépendances en 1960, le même niveau de développement que le Gabon et qui sont actuellement classés pays émergents.

Rien n’est pourtant impossible !

Se faire violence, manifester un esprit patriote et altruiste, opérer de bons choix salvateurs et profitables à la communauté, voilà qui doit guider le comportement de ceux dans les mains de qui est placé le destin des Gabonais. Opter pour le contraire serait ramé à contre- courant de l’histoire qui prône plus que jamais l’excellence. Plutôt que de passer le temps à regretter, il importe actuellement de songer à rectifier le tir en commençant par mettre en place le dispositif humain le meilleur qui s’impose à tout pays qui s’inscrit dans une logique de compétition. Ce qui exige de nous d’avoir dans l’arène des personnels non seulement compétents, mais aussi et surtout intellectuels, c’est-à- dire attachés à l’idée du bien-être social.

A la différence du « vulgaire instruit » qui amasse une foule d’informations pour s’en servir lui-même ou en user à mauvais escient, l’intellectuel est similaire au médecin ou à l’enseignant qui chacun met sa connaissance et son savoir au service du peuple sans distinction de peau, de rang, d’ethnie, de culture, que sais-je ? A nous de tout le temps nous en inspirer si l’on tient à ce que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. Les erreurs d’hier doivent en cela nous être profitables et nous servir dans le face-à-face avec de nouveaux défis qui ont pour nom : sous-développement, paupérisation, chômage, mal-vivre, sous-alimentation et même immigration qui en résulte. Ne devons-nous pas nous en prendre à nous-mêmes plutôt que de pointer autrui du doigt ?


Dounguenzolou

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