Gouvernement : Les travaux « herculéens » de la nouvelle équipe !

lundi 7 mai 2018 Politique


Le nouveau gouvernement tel que voulu par la Cour constitutionnelle a été rendu public le vendredi 4 mai dernier. Cette nouvelle équipe ministérielle suscite tout de même de sérieux doutes au sein d’une bonne frange de l’opinion publique.

Le nouveau gouvernement est connu ! Il résulte de la volonté de la Cour constitutionnelle, (Ndlr : qui le 30 avril dernier a dissout l’Assemblée nationale et par la même occasion appelé à la démission de l’ancienne équipe). Une décision motivée, à en croire les membres de ladite cour, par l’incapacité du gouvernement de lors à organiser les élections législatives après deux reports aux dates échues. Il revient désormais à Emmanuel Issoze-Ngondet et son équipe d’organiser les législatives dans les meilleurs délais. D’où le chambardement enregistré. Toutefois, le « jeu de chaises musicales » constaté suscite quelques réserves de certains observateurs. En atteste les « mutations » des ministres de l’économie et de la communication, Régis Immongault Tatagany et du controversé Alain Claude Bilie-By-Nzé, remplacés respectivement par Jean-Marie Ogandaga et Guy Bertrand Mapangou.

Si le changement à la tête du Ministère de l’Economie passe presqu’inaperçu, par contre le départ d’Alain Claude Bilie By Nzé de la communication fait la joie de nombreux journalistes, notamment ceux du secteur public. Critiqué, entre autres, pour sa gestion et ses intrusions, Alain Claude Bilie By Nzé passe pour le « bourreau » de la presse gabonaise. En effet, les réformes impulsées par ce dernier demeurent incomprises par plusieurs membres de la corporation. Pour Alain Claude Bilie By Nzé, ces changements devaient permettre d’offrir un meilleur cadre juridique. Ce qui, à se référer au dernier rapport de l’ONG Reporter sans frontières (RSF), n’a pas changé grand-chose quant à la liberté de la presse dans le pays. Selon RSF, si le nouveau Code de la communication « dépénalise les délits de presse, il prévoit des mesures d’encadrement autoritaires concernant non seulement la presse mais aussi toute la production audiovisuelle, écrite, numérique et cinématographique ». Classé 108e en 2017, le Gabon demeure au même rang cette année. Guy Bertrand Mapangou, nouveau ministre de la Communication pourra-t-il changer la situation chaotique de la presse ?


Michaël Moukouangui Moukala

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