Inflation sur les dérivés pétroliers : Jusqu’où ira-t-on ?

mercredi 6 juin 2018 Economie


Le marché gabonais de la distribution des dérivés pétroliers est affolé par les récentes augmentations des dérivés de l’or noir, survenues, il y a quelques jours. Si cette décision suit la courbe du prix du baril de pétrole à l’international, certains se demandent jusqu’où iront ces augmentations.

La libéralisation des prix du pétrole et de ses dérivés au niveau national tel que recommandé par le Fonds monétaire international (FMI) n’est pas sans conséquences sur le pouvoir d’achat des consommateurs qui acceptent avec résignation l’évolution des prix des dérivés pétroliers. En effet, depuis 2008, le prix du gaz butane pour ne citer que celui-ci n’a cessé de croître. De 5625 en 2008, ce produit se commercialise, selon la dernière grille tarifaire, à 5950 francs CFA soit une augmentation de 3,25%. Une situation contraignante pour les consommateurs qui remettent cependant en cause la capacité du gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des ménages, et ce, au moment où le pays traverse une situation difficile et qu’une réduction de la masse salariale est semble-t-il en gestation.

Plus élevé que la moyenne dans certains pays d’Afrique notamment au Cameroun voisin qui éprouve les mêmes difficultés que le Gabon du fait de son positionnement de pays producteur de pétrole, cette disparité des prix affecte également celui du carburant. A la lecture, cette situation correspondrait au mécanisme d’indexation des prix des produits pétroliers qui consiste à ajuster les prix en fonction de l’évolution du marché du pétrole. Un mécanisme prôné par le Fonds monétaire international, (FMI), dans le cadre de son programme triennal pour la période 2007-2010 qui semble cependant faire écho en 2018 vu que le gouvernement vient de s’engager dans un nouveau programme avec l’institution financière international.

Mais jusqu’où iront ces augmentations ? C’est la question que se posent de nombreux consommateurs. En près de trois ans de crise pétrolière et économique, c’est la énième fois que les prix des dérivés du pétrole subissent une augmentation. A 670 francs CFA le litre d’essence, le prix de ce produit pourrait atteindre 1200 francs CFA à en croire un expert du ministère du pétrole approché en février par notre confrère de Gabonactu. Pour reprendre la question de notre confrère de Gabonreview, « Qui va trinquer, qui va profiter ? ».


Michaël Moukouangui Moukala

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