Insalubrité à Libreville : Le mutisme d’Averda !

samedi 11 mai 2019 Société & environnement


Silence d’Averda après la sortie médiatique du nouveau maire de Libreville, Léandre Nzué sur la web-Tv, M241TV, où il a clairement signifié que la société de collecte des ordures ménagère, n’a pas rempli ses obligations vis-à-vis de l’État gabonais. Laquelle société malgré cette situation réclame tout de même une quinzaine de milliards de FCFA depuis plus d’un an. Une semaine après l’intervention du nouvel édile, la société marocaine, dirigée localement par Joseph Minko Olenga, reste étrangement muette.

« On peut tout faire, mais tant que la ville n’est pas propre, qu’il y a le problème des ordures, les populations ne seront jamais satisfaites. Plus de quatre ans après la signature de sa convention avec le gouvernement gabonais, Averda n’a pas rempli son cahier de charges », a déclaré sans sourciller Léandre Nzué. Pointant du doigt les insuffisances de la société de collecte des ordures ménagères impactant négativement sur ses efforts dans l’assainissement de la capitale, le nouveau patron de l’hôtel de ville veut s’il en avait le pouvoir rompre les contrats passés avec des sociétés Averda et Clean Africa , et ce, sans délais.

A en croire certaines sources bien introduites, Averda est spécialiste de la « surfacturation », (Ndlr : estimée à plus d’un milliard de francs Cfa par mois dont 50% affectées à la collectes des ordures et les autres 50% pour les activités connexes à la collecte : balayage manuel et mécanique des voiries asphaltées, balayage des voies secondaires, curage des caniveaux, nettoyage des lits de rivières et des bassins versants, nettoyage des plages ) . Surfacturation avérée ou pas, la question est de savoir si Averda réalise effectivement toutes les prestations qui lui sont dédiées ?

Face à la volonté du nouveau maire de Libreville qui reconnaît la dette de l’Etat vis-à-vis d’Averda élevée à 16 milliards de FCfa, de faire de sa ville l’une des plus belles d’Afrique, nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi les crédits budgétaires alloués à la propreté de la ville sont gérés par le ministère de l’Intérieur et non par les municipalités, comme cela se faisait jadis ? « Qui ne dit mot consent », enseigne la maxime, le silence de la société marocaine ne s’assimile pas à un aveu de culpabilité ?
Affaire à suivre !


Pacôme IDYATHA

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