Journée internationale de la femme : La sempiternelle lutte féminine d’émancipation…

vendredi 9 mars 2018 Société & environnement


L’histoire de la lutte des femmes pour leur émancipation date de Mathusalem. 98 ans après la prise en main par les femmes de ce combat quelle est aujourd’hui la place de la femme dans la société ? A l’occasion de la journée mondiale de la femme organisée hier, jeudi 8 mars courant, la Rédaction de Gaboneco jette un regard introspectif sur le combat des femmes de 1920 à nos jours.

Beaucoup ne l’on jamais su ou par ignorance n’en reconnaisse pas l’origine et pourtant, contrairement à ce qui semble la lutte acharnée telle que vécue aujourd’hui par les femmes pour disposer de leurs droits remonte à des lustres voire des siècles. Cette lutte a débutée dans les années 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale. « Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays (…) », tel était le principe directeur de l’action des femmes lors de la guerre.

Très vite, cette substitution de rôle va faire apparaître « des filles mieux instruites, plus indépendantes, et plus conscientes des inégalités » entre les couches sociales notamment les sexes. Entre 1920 et 1930, une réelle prise de conscience s’installe chez les femmes avec une cure de féministes formées à des métiers autrefois réservés aux hommes. Se forge alors la grande idée des droits plus absolue avec la recherche du droit de vote qui poursuivi l’évolution du débat politico-social au cours des prochaines années.

Contre-nature

La libéralisation professionnelle des femmes à conduit à un affranchissement qui durant ces années a permis à la femme de se faire valoir dans la société. Non pas comme une « femme au foyer » mais comme un individu à part entière même si cette superficielle exaltation ne sera au final qu’un bref passage dès la crise de 1929. A l’indépendance professionnelle, s’installe alors la mode qui devient le modèle par excellence d’expression des femmes avec l’apparition de la « garçonne » qui donne une autre allure à cette lutte indépendante féminine. Mais bien que pousser vers l’émancipation, certaines femmes, soit par peur de mobilisme ou par ignorance, se cantonnent dans des rôles réducteurs avec pour seules fonctions « femme au foyer ». Les tensions sont fortes entre les deux sexes et cette guerre d’égo engendre une profonde réprobation devant la libéralisation féminine.

La société que l’on soit en occident ou en Afrique a du mal a pensé la place de la femme à un autre endroit que dans un foyer. Dès 1940, les femmes haussent le ton et cela conduit à un assouplissement de considération de leur position auprès des hommes.

8 mars… la libéralisation féminine

C’est trente-cinq ans après, c’est-à-dire en 1945, que le 8 mars devient légalement et internationalement, une journée dédiée à la femme dans le monde. L’origine de cette journée si précieuse aux femmes fait partie de l’histoire des « luttes ouvrières » et de « nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleur condition de travail et l’égalité » avec les hommes. Après 1945, cette journée devient donc une tradition mondiale. En 1977 elle est officiellement reconnue par les Nations unies. 98 ans après que peut-on réellement dire de la position de la femme dans le monde ? L’instauration de cette journée a-t-elle permis de faire évoluer la cause féminine ?

Parmi ces combats, le droit de vote et d’éligibilité féminin, le droit à l’emploi, à la participation politique, à l’égalité de traitement salariale, à la parité politique dans certains pays, etc. Ces acquis cachent cependant d’autres maux que mêmes la législation, malgré son caractère contraignant a du mal à garantir en totalité. La question du harcèlement sexuellement devient de nos jours, la forme la moins aboutie de la lutte féminine des années 40. A travers les continents, la question devient une urgence de la nouvelle époque même si dans certains pays d’Afrique, le spectre de droit reconnus à la femme reste encore minime.


Michaël Moukouangui Moukala

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