Kinguélé Aval : La phase des consultations publiques !

mercredi 1er août 2018 Economie


Le projet de barrage hydroélectrique de Kinguélé Aval promu par le consortium composé du Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS) et le fonds Méridiam, dans le département du Komo vient de rentrer dans une nouvelle phase avec les séances de consultations publiques organisées les 30 et 31 juillet par les deux partenaires du projet.

A Kango, la construction de la centrale hydroélectrique ‘’Kinguélé Aval’’ projet porté par le consortium Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS) et Meridiam se précise. Lundi 30 et mardi 31 juillet, alors que les premières consultations avaient été tenues il y a près d’un an aujourd’hui, les promoteurs du projet, en phase de consultations publiques ont échangé avec les populations du département du Komo afin de rendre le « projet fédérateur » par le respect de deux exigences fondamentales à savoir, l’exigence environnementale et sociale. Bien que la tendance générale montre une adhésion quasi-totale des populations de Kango au projet, les séances d’échanges organisées par les deux partenaires durant deux jours ont permis de dissiper certaines incompréhensions substantielles inhérentes à la vie des populations impactées qui ont notamment cherché à mieux comprendre sa structuration.

En effet, si le projet présente des opportunités économiques évidentes pour un pays comme le Gabon dont la diversification de l’économie nécessite la dotation en infrastructures susceptibles d’accompagner ce développement, le projet doit avant tout se plier à certaines exigences. Identifié comme « faiblement » nuisible à l’écosystème de sa région d’implantation, le projet ne devrait pas significativement bouleverser l’écosystème des villages d’implantation que sont Andock Foula et Alen Komo, même si quelques risques liés à la dégradation de la faune aquatique et terrestre avec la menace qui pèse sur les grenouilles de Stévart, les papillons, tortues forestières, perroquets gris, éléphants de forêt et bien d’autres espèces se confrontent à sa faisabilité environnementale. Ces enjeux chers au Gabon, restent cependant « faibles » car, pour chaque milieu compromis, le projet envisage une « compensation ». « On est dans une configuration où, les contraintes par rapport cet impact (…) sont un enjeu important pour le financeur (…) », soutient Frédéric Mathieu dont l’implication dans la consolidation de ce projet consiste à minimiser les risques environnementaux liés à son implantation. Qu’il s’agisse donc de la rivière, des espèces qui y vivent ou de la végétation environnante, le projet prend en compte une configuration technique qui vise à préserver ses éléments. La question la plus attendu demeure sans nul doute, celle de l’empreinte sociale qui passionne les autochtones au vu de la promesse d’emploi.

« (…) agir dans le respect des us et coutumes, des standards nationaux et internationaux et rester à l’écoute des populations » demeure la préoccupation immédiate du FGIS via son Administrateur directeur général, Serge Thierry Mickoto. C’est cette logique qui transcende les actions du FGIS pour conforter la démarche empruntée par le consortium qui, dans ses consultations avec les populations de Kango « cherche à améliorer les conditions de vie des populations ». Un engagement social qui se traduit dans les faits par une volonté des promoteurs de faciliter via le projet, l’insertion des populations catégorisées comme prioritaires. « On arrive quand même dans une zone où, il y a quelques villages qui sont à proximité qui ne sont pas impactés de manière forte, mais qui ont des attentes en matière de développement qui sont extrêmement fortes », prévient Fabien Nathan chargé du volet social du projet. Ces attentes concernent aussi bien les besoins en électricité, à l’accès à l’eau, en infrastructures routières viables, en santé et éducation qui masque, « la situation de désertification par manque d’infrastructures et par manque d’accès à l’emploi ou d’opportunités économiques en générale malgré la pratique de l’agriculture ». Pour y répondre, un fonds de développement sera mis en place !


Michaël Moukouangui Moukala

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