La chronique de l’Agitateur : Ce nouveau code de la communication qui divise les journalistes !

mercredi 14 décembre 2016 Speciales


Le nouveau Code de la communication pondu par les lumières du Conseil National de la Communication (CNC) ainsi que le prévoit la loi fondamentale et qui entraine un torrent d’indignations chez certains professionnels des médias qui le jugent scélérat en ceci qu’il apparaît à leurs yeux comme une arme chimique capable de mettre à mal la liberté d’expression, mérite qu’on y regarde de très près. Ce sont deux dispositions de cette nouvelle mouture du Code de la communication qui sont passées au crible par ceux qui estiment qu’elles limitent leur liberté d’actions et constituent un recul grave des acquis démocratiques.

Deux dispositions relatives à l’identification des pseudonymes par le CNC et celle faisant désormais obstacle aux patrons de presse qui pilotent leurs médias depuis l’étranger. L’une ou l’autre de ces deux dispositions selon l’esprit, et à l’analyse, viseraient à convier les auteurs des contenus rédactionnels au sens de la responsabilité et à ne pas perdre de vue que toute dérive engage leurs responsabilités civile et pénale. Lorsqu’on écrit derrière un masque ou posté depuis l’Occident tel un sniper devant son PC pour déverser tout un flux de contrevérités irresponsables dans les colonnes de journaux destinés à un public situé à mille lieux, on a que très peu conscience des effets dévastateurs que peut entraîner une telle initiative ; on se soucie peu du lecteur qui, alors, se sent désabusé. Faute de recul nécessaire, on peut se permettre tout et n’importe quoi.

Puisque ces maîtres-chanteurs ne sont nullement inquiétés surtout qu’ils vivent sur un nuage, sorte d’hyper réalité que leur confère l’Occident où la liberté d’expression se présente à eux comme un vaste espace de non-droit. Et dans cette sorte de no man’s land, ils règnent en maîtres absolus ! Le fait d’exercer depuis l’étranger leur donne un sentiment d’immunité qui les met à l’abri de toute poursuite judiciaire. Un certain nombre de journaux, en effet, sont pilotés depuis Paris où leurs patrons se livrent à un activisme médiatique d’un genre nouveau. Avec comme armes non conventionnelles, la masse d’intox déversée à longueur de journée sur la toile par un cyber terrorisme en pleine expansion.

Que ces journaux aient des correspondants à l’étranger, relève du classique médiatique et on ne peut donc rien y changer. Mais que ceux-ci soient concoctés depuis l’étranger pour une presse pourtant qualifiée de gabonaise, là il y a un réel souci : sinon quel crédit accorder à des informations sur le Gabon, informations collectées et diffusées par des individus depuis l’étranger ? Comment recouper, vérifier et traiter de telles informations à distance même s’il est vrai que les frontières sont désormais inexistantes du fait des moyens technologiques révolutionnaires dus aux NTIC ?

A croire que certains animateurs de ces journaux ont un don d’ubiquité pour naviguer dans tous les coins et recoins de l’arrière-pays. C’est le cas, sans doute, du patron du journal ‘’Faits divers’’qui, chaque semaine, signe des articles sur des faits qui se produisent à mille lieux de lui. Dans un même numéro, il peut étaler quatre, cinq voire six articles concernant des endroits différents du territoire gabonais. Un tel exploit aussi surréaliste est forcément l’œuvre de quelqu’un doté de pouvoirs surnaturels lui permettant d’être à plusieurs endroits à la fois alors qu’il séjourne physiquement à Paris.

Lorsqu’un article est attaqué en justice, c’est l’auteur de l’article incriminé qui est poursuivi y compris son Directeur de Publication dont la responsabilité pénale est aussi engagée pour complicité. Comment dans ce cas poursuivre ces partons de presse pour qu’ils répondent de leurs actes lorsqu’ils sont installés peinards à l’étranger, donc hors du territoire national ? Ces journaux, à la lumière du nouveau code de la Communication, sont donc sommés de nommer des Directeurs de publication avec résidence au Gabon.N’en déplaise à certains réactionnaires partisans du pourrissement dans lequel ils entendent maintenir notre presse. Ceux-là qui y voient un complot contre leur liberté de ‘’merder’’ sur de paisibles citoyens et qui y voient la main invisible du patron de la Communication Alain-Claude Billie By Nzé désigné comme la principale égérie de ce nouveau Code de la communication. Il fallait que ça arrive ! Comment s’en offusquer lorsqu’on a prêté le flanc du fait de nos dérives imbéciles mainte fois décriées ! C’est bien fait pour nos gueules !


L’Agitateur

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