La Chronique de l’Agitateur : Douanes gabonaises, vite un coup de pied dans la ruche mafieuse !

vendredi 24 février 2017 Speciales


Une sulfureuse affaire de gros sous éclabousse la Douane gabonaise empêtrée dans des magouilles à grande échelle.

‘’La société AGIL, propriété d’un Chinois, avait importé 8 excavateurs pour un coût total de taxes douanières estimé à 800 millions de FCFA environ. La valeur de ces engins de travaux publics a connu un abattement jusqu’à 20 millions FCFA. Un manque à gagner de 780 millions pour le Trésor public’’, apprend-on en lisant la presse nationale. Derrière ce scandale financier se trouvent liés ‘’douaniers, transitaires et apporteurs d’affaires.’’ Confient des sources proches de la Douane. Ce scandale financier n’est qu’une goutte d’eau dans une mer de faits similaires qui métastasent depuis longtemps la douane gabonaise. A la tête de ce bordel se trouvait une caste d’individus liés par les affaires et qui, récemment, a été mise hors d’Etat de nuire non sans soulever son courroux du fait d’avoir été neutralisée.

La Douane gabonaise, en effet, fait face à un réel souci, elle est même à plaindre tant les pratiques qui y avaient lieu, l’arrogance des petits durs qui en avaient fait une citadelle imprenable par une autre ethnie que celle dont ils sont issus au point de vouloir ériger une chefferie téké au port d’Owendo, devient un thriller social qui étonne plus d’un dans cette boîte. Les tracts qui inondent la Direction générale des Douanes, le battage médiatique contre son directeur général actuel Alain Ndjoubi Ossami et son chargé de contrôle Aloïse Moukendi, ne sont rien d’autres qu’une sordide manœuvre visant à déstabiliser l’actuel DG dont ils aimeraient avoir la tête.

Du fait de son potentiel financier, la Douane devenait un repaire de sulfureux personnages qui avaient décidé d’en faire leur chasse gardée afin de s’enrichir allègrement au détriment du trésor public.

Identifiée comme première niche de recettes fiscales à atteindre les quotas des récoltes fixés par le gouvernement pour ses besoins budgétaires, la Douane gabonaise, ces dernières années, traversait une passe difficile. En fait une traversée en eau trouble dans laquelle naviguait une faune d’individus qui faisait tout pour que les choses demeurent en l’état ; qu’ils soient toujours les mêmes maîtres des lieux qui profitaient de leurs postes pour piller. Si bien que toute tentative de réformer les choses était perçue comme une déclaration de guerre contre les gardiens du temple. Le bordel était tel que, l’actuel DG, pour faire arrêter la saignée, a dû prendre des mesures courageuses en opérant des réformes.

A la Douane gabonaise qui est l’un des fleurons en matière de récoltes de recettes fiscales, l’entrée au port des marchandise importées est désormais soumise à plusieurs niveaux de contrôles en vue de lutter contre la pieuvre mafieuse dont les tentacules sont encore présentes au port d’Owendo théâtre d’opérations sulfureuses. C’est pourquoi désormais, les deux têtes de Turc désignées que sont Aloïse Moukendi, Directeur des services de surveillance, bras séculier dans cette opération de salubrité, et son DG Alain Ndjoubi Ossami, deux empêcheurs de voler tranquille, deviennent des gens à pendre.

Les gaillards se tapaient même le toupet d’organiser des tontines hebdomadaires de l’ordre de 30 millions de FCFA. La machine était bien huilée : un conteneur de 40 pieds en provenance d’Asie du sud-ouest dont la valeur douanière pouvait plafonner à 4 millions de FCFA, était facturé à peine à 1 200 000 FCFA et le différentiel échouait directement dans les poches des inspecteurs des Douanes, des transitaires et apporteurs d’affaires, leurs complices.

Etre affecté au port d’Owendo, c’est l’idéal pour tout inspecteur qui veut s’enrichir à une vitesse grand V. Lorsque nombreux brillaient par un train de vie insolent, un train de vie qui laisse songeur, comment ne pas remuer terre et ciel pour y être affecté ? On comprend la furie de nos quatre indélicats qui tentent, par tous les moyens, de revenir au port d’Owendo. Ils en avaient fait leur chasse gardée et ruent désormais dans les brancards, alimentent tracts sur tracts au point de mettre à contribution dans leurs manœuvres une connexion ethnique tapie dans l’antichambre de la présidence de la République.

Il fallait attendre l’arrivée d’Alain Ndjoubi Ossami pour que la Douane reprenne un peu de ses couleurs. Une boîte qui avait vu son crédit s’émousser aux yeux des fournisseurs du fait d’une ardoise non épongée par ses prédécesseurs.

De tous les articles parus dans la presse, aucun pourtant ne remet en cause sa gestion bonne ou mauvaise, mais se borne à fustiger les récentes nominations ayant mis au banc de touche les quatre quidams qui disposaient semble-t-il des titres fonciers dans le domaine portuaire.

A combien peuvent s’évaluer les fuites des recettes fiscales dues à l’action funeste des quatre mafieux récemment éjectés pour indélicatesse ? Les connaisseurs parlent de plusieurs milliards de FCFA de pertes. Un manque à gagner pour l’assiette fiscale ! Et la commission nationale contre l’enrichissement illicite dans tout ça ? Qu’attend l’opération Mamba pour coffrer ces quatre individus et leurs complices ?


L’Agitateur

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