La chronique de l’Agitateur : Eyeghe Ndong et son « dialogue inclusif, sans tabou et sincère » !

samedi 3 février 2018 Speciales


Un dialogue de plus pour quoi faire ? Celui d’Angondjé qui a coûté toute une fortune et dont on disait qu’il visait à décrisper le climat social n’a-t-il pas atteint son but ? A cette allure, on risque de passer tout notre temps dans des dialogues sans fin ! Y aura-t-il de nouveaux acteurs pour ce énième dialogue qu’appellent de tous leurs vœux des individus qui pourtant conditionnaient cette rencontre à la démission pure et simple de l’actuel président ! Ces gens, à vrai dire, ne cesseront de nous amuser avec leurs jérémiades de bambins inconsolables.

Louis Gaston Mayila, depuis Omar Bongo, a toujours été égal à lui-même, c’est à dire une bête de cirque sinon le fou de la Cour. L’homme, malgré les années qui passent, a su conserver cette image qui lui colle à la peau. Toutes ses sorties publiques sont des chefs-d’œuvre dans le genre burlesque. Lors de sa dernière sortie en date, face aux journalistes venus apprécier ses talents, il plaidait pour un « dialogue inclusif et sans tabous » qui, selon lui, est la thérapie miracle pour ramener la sérénité dans le pays.

Contre toute attente, Mayila, seul bouffon de la République, fait des émules car son numéro a été repris par un certain Jean Eyeghe Ndong, le dernier Premier ministre sous Omar Bongo. Désormais c’est le même refrain : « dialogue inclusif, sans tabou et sincère ». Comment organiser un dialogue avec toutes les forces vives du pays lorsqu’on sait qu’il y en existe qui ont juré la main sur le cœur qu’ils ne s’assiéront jamais autour de la même table avec l’actuel président dont ils contestent pourtant la légitimité. Le cas de celui dont il est le lieutenant et qui continue à crier sur tous les toits pour réclamer « sa victoire volée. ». A l’observation, on a comme l’impression que rien n’est planifié dans leur cercle politique, aucune cohésion, chacun débite ce qui lui vient dans la tête, au point de faire désordre.

A croire des amateurs qui s’essayent en politique. Celui qui aujourd’hui plaide pour « le dialogue inclusif, sans tabou et sincère » est pourtant le même qui affirmait qu’il ne dialoguera jamais avec « l’usurpateur ». Comment expliquer ce changement de ton ! L’eau aurait-il abondamment coulé sous les ponts ? N’est-ce pas curieux ? Lorsqu’il se montre favorable à un nouveau dialogue, serait-il en train de prendre ses distances avec Jean Ping qui s’est radicalisé à bloc et ainsi l’isoler politiquement ? Ou croit-il faire plier l’insubmersible opposant afin qu’il adhère à l’idée d’un énième dialogue. Le discours de celui qu’on appelle affectueusement « Ya Jean » est flou tout comme son positionnement actuel.

Tout porte à croire qu’il tente désespérément un rapprochement avec le pouvoir qu’il a toujours honni. Réalisme oblige, il sait que son mentor prêche dans le désert, et que son avenir politique tient désormais sur le fil du rasoir. Donc autant jouer la carte de l’apaisement pour espérer survivre plutôt que de continuer à jouer aux opposants de pacotille. Nombreux, à l’instar d’Eyeghe Ndong, l’ont si bien compris. D’où les appels de phares en direction du pouvoir.


L’Agitateur

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