La Chronique de l’Agitateur : Force de l’ordre ou du racket ?

mardi 14 mars 2017 Speciales


Les forces de l’ordre ont lamentablement failli à leurs missions. C’est d’une tragique évidence que nul ne peut contester sauf un fou. Chaque jour, elles nous donnent la preuve supplémentaire de cette terrible faillite qui lui colle à la peau. Au fond, franchement, à quoi nous servent nos forces de l’ordre, ces bouffes-cadeaux sans scrupule ?

Elles ne servent à rien ! Cette racaille, dit-on, est payée chaque mois pour assurer le maintien de l’ordre ainsi que la sécurité des personnes et des biens. Fait-elle ce boulot pour lequel elle est pourtant payée et qui relève des missions régaliennes de l’Etat ? La réponse, sans passer par quatre chemins, est non puisque l’essentiel de leur temps est mis à profit pour braquer allègrement les usagers de la route dont les taximan leurs cibles de prédilection. Celà devient franchement agaçant les mœurs de nos agents en charge de notre sécurité. Nombreux, s’ils ne braquent pas, font la manche. Ils n’éprouvent aucune gêne à demander un billet de banque au conducteur en règle ou pas. Circuler à Libreville en voiture sans se faire plumer par des agents véreux jusqu’à la moelle relève du miracle.

Ils ne s’en cachent même plus. Ils le font au vu et au su de tous. Le code d’honneur ? Ils en chient royalement. Sifflet pincé au bec, postée en embuscade dans les carrefours, la charogne en uniforme en a fait plus qu’une profession pourvoyeuse d’argent. A la différence du vulgaire braqueur qui se sert de son poignard pour détrousser ses proies, le policier se sert de son sifflet pour faire le même travail. Un banditisme organisé et bien connu de tous et toléré au sommet semble-il, puisque les plus hautes instances judiciaires sont bien au parfum de la gravité du phénomène en passe de se normaliser. La mésaventure subie par Sandra Freeman et Françoise Lebloud, deux infirmières américaines de l’hôpital de Bongolo le 12 février dernier lors d’un contrôle de police à Mouila au sud du Gabon, n’est qu’un petit détail à côté d’autres faits d’une gravité pénale commis au quotidien par les Hommes en uniformes.

Nos forces de l’ordre comptent des tas d’abrutis qui sont bêtement convaincus que porter un uniforme les immunise contre toutes poursuites judiciaires. D’où l’excès de zèle leur faisant perdre le sens de la raison au point qu’ils se comportent telles des bêtes imbéciles qu’il faut absolument soumettre à un dressage intensif. Au fait, à quoi sert ‘’l’inspection générale’’, le truc chargé de traquer les écarts de conduite des agents, sorte de ‘’police des polices’’ et garante de bonnes mœurs de la police ou de la gendarmerie ? Pour leurs missions, les deux instances de répression disposent pourtant d’enquêteurs sur le terrain mais que font-ils ces enquêteurs ? Sont-ils si aveugles pour ne pas voir les écarts de conduite de leurs collègues ou bien, par esprit de corps, ils ferment simplement les yeux ? Tous des pourris qui se rendent complices de ces irrégularités tant déplorées ?

Lointaine est l’époque où la présence d’un agent en uniforme comportait une charge dissuasive et on mourrait de trouille et de frissons lorsqu’on les voyait arriver. Et les civils se sentaient en sécurité. Une époque au cours de laquelle lorsqu’on les apercevait dans les quartiers, vêtus de leurs uniformes avec leurs souliers bien cirés, ils incarnaient l’idéal professionnel : «  Papa, lorsque je serai grand, je serai gendarme ». Mômes, nous avons tous caressé ce rêve d’enfants. Aujourd’hui, devenus adultes, notre perception de ces corps habillés a connu une monstrueuse distorsion telle qu’accepter d’être enrôlé dans un corps est désormais synonyme de dernière chance. La police et la gendarmerie, du fait des impairs commis au quotidien par la mauvaise graine, ont perdu leur prestige d’antan. Ces deux corps sont en passe même de se muer en une sorte de lie sociale, de rebus de la société, des quantités jetables, des facteurs résiduels.

Désormais c’est une cargaison de gens aux mœurs dissolues, des espèces à éviter au maximum, qui infestent nos corps habillés. Ces gens incarnent la honte ! Pourquoi ne pas s’en débarrasser puisqu’ils ne font plus le boulot qu’ils ont pourtant choisi librement. Pourquoi ne pas confier notre sécurité à des structures privées avec obligation de résultat ? L’Etat qui veut assainir ses finances publiques, trouverait là l’occasion de faire un peu d’économie. Une telle option ne serait que salutaire. La presse se fait pourtant l’écho de voies de faits dont se rendent quotidiennement coupables nos forces de l’ordre. Le volume d’actes relevant d’abus d’autorité ou de banditisme exemplaire sont tellement légion qu’il n’est pas exclu que naisse dans les tout prochains jours, une presse spécialisée dans les actes délictueux commis par les hommes habillés. Etant entendu que les forces de l’ordre n’assurent plus le boulot pour lequel elles sont payées, mettant à mal notre sécurité ainsi que celle nos biens, et que l’on assiste à l’impuissance des gouvernants face à la bête galonnée, je propose comme solution alternative, que l’on confie notre sécurité à des structures privées.


L’Agitateur

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