La Chronique de l’Agitateur : Francis Nkea Ndzigué résiste, mais jusqu’à quand ?

samedi 10 février 2018 Speciales


Mais qu’attend le Garde des sceaux pour jeter l’éponge ? A croire qu’à défaut d’une sortie honorable, c’est-à-dire par la grande porte, cet outrecuidant ministre veut mourir les armes à la main. Pourtant l’homme sait mieux que quiconque que ses chances de survie sont minces, mais il joue les résistants jusqu’à ce que mort s’ensuive. A la Justice, du fait de ses frasques comportementales, tout est au point mort. Tout est gelé en attendant que Nkéa rende son tablier pour avoir traité les magistrats de ‘’corrompus’’. Le service minimum a lui aussi été suspendu. Les magistrats le tiennent par les couilles, il n’y a plus d’issue par laquelle échapper à cette tension qui va l’emporter. A vrai dire, il est dans de sales draps.

L’affaire Nkéa a grippé toute la machine judiciaire. Il mesure désormais la gravité de sa bourde. Le barreau qui aurait pu, au nom de l’esprit de corps, lui donner un coup de main, le laisse seul gérer sa merde. Du côté du barreau, la position est claire : « Il a agi non pas en tant qu’avocat, mais en tant que membre de l’exécutif. A l’exécutif de trouver un modus vivendi afin de calmer la tempête », souffle crânement un ancien membre du barreau.

Francis Nkéa Ndzigue, malgré ses écarts de langage, n’a fait que dire tout haut ce que pense tout le monde. Mais il est mal placé pour le dire. « La crise qui oppose l’Avocat aux magistrats relance un rapport de force larvé opposant les deux corps de métier condamnés à collaborer. Lors de la sortie médiatique du SYNAMAG (le syndicat des magistrats), en guise de riposte, l’utilisation de l’adjectif « auxiliaires » de justice pour désigner les avocats, traduit clairement la condescendance et le mépris affichés par les magistrats vis-à-vis des avocats réduits au rang d’accessoires dont ils peuvent donc se passer. Dans le milieu judiciaire, en effet, couvent frustrations, rivalités et complexes en tout genre qui impacteraient même sur l’issue des jugements. La bourde de maître Nkéa n’a fait que raviver les vielles querelles de corps rythmées par une collaboration sur fond d’hypocrisie et de conflit d’intérêts », analyse un confrère. Une analyse qui a valeur d’éclairage et nous permet de saisir les dessous sombres de notre milieu judiciaire.

Pauvres pensionnaires en attente de jugement ! Ils vont devoir encore attendre que le Garde des Sceaux qui s’agrippe sur on ne sait quoi balaie le plancher. M’enfin virez ce type et vite !!!


L’Agitateur

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