La Chronique de l’Agitateur : La CAN de l’amateurisme ?

jeudi 19 janvier 2017 Speciales


Dites moi, vous qui les voyez et les connaissez peut être, les lumières du Comité d’Organisation de la CAN (COCAN), sont-ils oui ou merde outillés pour organiser cette compétition sportive de haut niveau ? Au vu des manquements, j’en doute. Des amateurs je vous dis ! Ces messieurs ont oublié que l’aéroport d’Oyem n’est pas balisé. Les arbitres qui officient à Oyem, ne peuvent donc pas, après chaque match, rallier Libreville où ils ont chaque jour des réunions techniques de mise au point. Pour corriger la bourde, on est obligé de solliciter l’équato-guinéen pour que les arbitres prennent leur jet depuis l’aéroport de Mongomo pour Libreville.

Comment confier une telle structure à des gens qui n’ont pas la moindre connaissance du terrain. Enfin passons ! Bon, autant vous prévenir que je suis un anti-foot. Le foot m’enrage foncièrement. Je n’aime pas le sport professionnel. C’est du business qui enrichi des requins de haut vol tels que Sepp Blatter, Issa Hayatou et d’autres salopards qui se font leur beurre sur le dos de la masse d’abrutis qui prend part à l’orgie footballistique. Pendant un mois de torture footballistique acharnée, outrageusement relayée par les médias atteints de pathologie psychiatrique, la même qui ronge la masse humaine qui prend part à cette ripaille sportive, le Gabon va au moins faire oublier sa crise multiforme juste le temps de cette compétition qui ruine gravement les finances publiques.

Nous allons les subir durant les quatre semaines que va durer cette orgie. La masse humaine qui prend part à ce spectacle de la haute débauche, envahit quotidiennement les espaces aménagés pour entretenir le vice du ballon rond dont les gourous sont les Issa Hayatou et autres salopards de haut vol qui paradent à longueur de journées sur les tribunes des aires de jeux. Leurs tronches, comme des totems de rites païens, sont passées à la télé en boucle durant toute la durée de l’événement. Ils sont reçus tels des VIP avec toutes les commodités attachées à leurs rangs et qualités. Tels des membres d’une secte franc-maçonnique, ils célèbrent le dieu ballon avec frénésie. Ils sont comparables aux tribus primitives qui adoraient des idoles. La boule de cuir remplie d’air conditionné, a remplacé la statue de pierre. Solidaires jusque dans l’extrême bêtise, ils lui réservent une ferveur quasi religieuse.

Le syndrome footballistique fait des ravages. Les personnes atteintes se comptent par millions. Ils sont tous sous le coup d’émotions fortes sécrétées par le rituel du ballon rond. Ni les centres de santé mentale, ni les gouvernants n’y peuvent rien, car impuissants devant les ravages qu’entraine cette épidémie hautement contagieuse.
Le syndrome footballistique à ce jour manque de vaccin. Les gouvernants qui ne mesurent pas encore l’ampleur du phénomène et ses effets dévastateurs et qui en tirent profit, brillent par une indifférence coupable. Combien coûte, au fond, une connerie pareille, la CAN ? 463 milliards de FCFA pour celle en cours, nous apprend-t-on ! De quoi m’assurer une retraite dorée. Un réel gâchis qui vient creuser davantage le trou de nos déficits budgétaires.


L’Agitateur

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs