La Chronique de l’Agitateur : Mayila appelle à la paix des braves, ne riez pas !

mercredi 10 mai 2017 Speciales


Pour décrisper le climat de tension sociopolitique miné par des tensions multiformes sur fond de dialogue politique sans exclusif qui suit son cours dans la capitale gabonaise, et lasse de voir ce climat s’enliser de plus belle et ce malgré la tenue de ce dialogue qui n’a pas pu remorquer le néo opposant Jean Ping sur la table des discussions, Louis Gaston Mayila, personnage politique ambigu, a eu une idée lumineuse. L’homme appelle à ‘’la paix des braves’’ afin de réconcilier les deux ennemis, Ali Bongo et Jean Ping, et ainsi briser les antagonismes politiques qui, au lendemain de la présidentielle du 27 août dernier, ont divisé les deux hommes.

Quel crédit accorder à un appel à la paix des braves émanant d’un type qui a tous les traits d’un Donald Trump ? Mayila, depuis l’ancien président Omar Bongo, était certes connu pour ses frasques dans le genre comique, c’était, souvenez-vous, le fou de la Cour, le clown de service, mais de là à appeler à la paix des braves, nous peinons franchement à saisir sa démarche. De deux choses l’une : soit Mayila est coupé de la réalité et par conséquent il inscrit son idée dans une démarche aussi ambigüe en digne politique évoluant en eau trouble, soit c’est un plaisantin qui réduit la politique gabonaise et ses acteurs à ses petits calculs d’apprenti sorcier qui espère des prébendes en échange de cette médiation.

Que pèse, au fond, un Mayila sur la scène politique gabonaise, un individu frappé d’une aridité politique sans pareille et qui n’a jamais remporté une élection législative dans son département de Tsamba Magotsi. Et c’est ce même individu qui a le toupet de briguer une élection présidentielle. Si Mayila ne fait pas dans la confusion des genres, il a donc perdu ses repères, c’est donc un potentiel patient qui doit échouer en psychiatrie.

A l’observation, il tente de concilier politique et ses états clownesques qui, dans sa tête, sont un vaste programme aussi confus que sa personnalité. Pour lui, le sort du pays repose entre les mains de Jean Ping et Ali Bongo qui sont condamnés à enterrer la hache de guerre car l’avenir du Gabon en dépend. Pourquoi Ping et pas les autres recalés de la dernière présidentielle ?

Pendant que l’homme d’Omboué se met petit à petit à l’évidence, qu’il est plus que temps de déménager de la bulle dans laquelle il vivotait en cultivant l’illusion de la prise imminente du pouvoir, Mayila voit en lui la solution à la crise supposée. Ping, pourtant, mesure désormais les limites de son plan B pour la prise du pouvoir, préférant se cramponner derrière un radicalisme imbécile qui, il le sait, ne paye pas. Ses anciens amis qui l’ont soutenu dans la bêtise l’ont si bien compris. Les soubresauts enregistrés au sein de l’Union nationale qui voit chaque jour des départs, en disent long. Il n’y a que Louis Gaston Mayila qui n’a pas encore compris que Jean Ping est un homme désormais seul qui canalise tant bien que mal ses phobies post-électorales. Il s’est grillé aux yeux de ses fans qui ne croient plus en lui.


L’Agitateur

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