La chronique de l’Agitateur : Où est passée la belle bantu hein !

samedi 15 avril 2017 Speciales


Dans moins d’un demi siècle, les traces de la beauté noire ne seront désormais conservées que dans les musés européens. On parlera de l’esthétique noire comme d’une curiosité archéologique. L’avenir de la femme noire couleur d’Ebène, cheveux crépus et aux lippes pulpeuses, sera dans les livres d’histoire dans lesquels les générations futures découvrirons avec émotion quelques fragments théoriques de ce que fut jadis la beauté noire.

Comment ne pas prédire le déluge de la belle négresse dans un monde où le naturel craque sous la pression de nouveaux canaux esthétiques qui recyclent des matériaux de synthèse ! Toutes ces femmes ou presque sont moulées dans ce qui devient la nouvelle norme esthétique. L’artificiel s’impose comme norme hors de laquelle vous êtes d’un archaïsme rétrograde, une curiosité apparut en ville par effraction. On assiste désormais à l’explosion d’une race de mutantes clonées sur le modèle de la femme occidentale. Chez la femme africaine, en effet, s’impose une nouvelle tendance de plastiques qui contrastent avec la beauté nègre.

A force de s’imposer une esthétique de synthèse des plus raffinée, elles deviennent comme des êtres venus de la planète Venus : ni noire ni blanche, en somme, des êtres hybrides qui n’appartiennent pas à la race blanche ni à la race noire. Michael Jackson était l’un d’eux, un personnage-synthèse : ni homme ni animal. Cheveux postiche, ongles et cils synthétiques collés grâce à un tube de colle acheté à deux sous chez l’épicier du quartier, peau torturée aux corticoïdes, poitrine bizutée au silicone, nez taillé grâce aux prouesses de la magie de la chirurgie esthétique et les fesses shootées aux hormones, font d’elles des nègres blanchies sinon des clones qui sont à la fois la honte d’une race et la risée des maîtres blancs.

Lorsqu’on les voit rouler du ‘’bodje’’ dans les rues des grandes capitales à travers le monde, strings coincés aux culs, fiers d’avoir réalisé l’exploit, elles font aussi la honte de leurs congénères qui réalisent enfin que se pose là un problème de complexe. Rien n’avoir avec un problème culturel encore moins un manque de repère qui fait que certaines d’elles se cherchent et trouvent dans ces déguisements esthétiques la voie de leur salut social, donc prêtes à échouer à la foire aux culs et destinés à l’exportation.

Pour expliquer le phénomène, certains avancent l’absence d’instruction à l’origine, semble-t-il, du phénomène. D’autres y voient un conditionnement social et familial. Si les membres d’une famille se décolorent la peau cela ne peut que faire des émules. On veut avoir la peau blanchie, quitte à y mettre les moyens pour entretenir le vice. Une monstrueuse aberration qui, dans sa tombe, doit faire rougir de rage Franz Fanon, l’auteur de « Peau noire masque blanc » !


L’Agitateur

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