La chronique de l’Agitateur : Pouah, LBV pue le pourri !

lundi 19 mars 2018 Speciales


La capitale gabonaise, mis à part ses quartiers huppés où vit la baronnie régnante, sent mauvais. L’ambiance olfactive est d’une telle agressivité qu’on a comme l’impression que nous vivons en plein cœur de la décharge municipale de Mindoubé. Dans tous les coins et recoins de ses quartiers sous-intégrés, l’ambiance est la même : l’odeur est à vous couper le souffle ; à beau se boucher les narines, on suffoque.

Des colonies de grosses mouches, comme sorties de toutes les latrines de LBV, et des tas d’ordures ménagères stockées sur les carrefours et les principaux axes routiers, nous accueillent volontiers et nous renvoient une odeur pestilentielle capable de provoquer un génocide chez les nourrissons et autres esprits sensibles. La faute à qui ? A Averda, la société de collecte et de ramassage des ordures ou à au Ministère de l’Intérieur qui, souvent, traîne de lourdes ardoises qui grippent le bon fonctionnement de la machine Averda ? Qu’est-ce qui se passe avec cette nouvelle structure qui, pourtant, bien équipée, avait bien démarré au point que nombreux avaient salué son professionnalisme qui faisait défaut à ses prédécesseurs que sont la SGA, Sovog et Clean africa ?

C’est un véritable enfer que vivent désormais les habitants de Libreville qui, en plus de la pauvreté qui les accable au quotidien, s’ajoute les odeurs et les risques épidémiologiques. Vite, il faut qu’une solution soit trouvée, car on n’en peut plus. Comme un malheur ne vient jamais seul, aux odeurs et mouches qui nous assaillent jusque dans nos maisons, s’ajoutent, fatalement, les corps putréfiés de CASEPGA, cette société des pompes funèbres qui ne sait plus où conserver ses corps. Les lieux, situés dans la zone industrielle d’Oloumi, sont gagnés par des odeurs tout aussi répugnantes. Les corps sont mal conservés. Veiller un corps à CASEPGA, c’est faire preuve d’un stoïcisme exemplaire. Il n’est pas rare que des corps exposés soient méconnaissables à cause des dysfonctionnements dans le dispositif frigorifique.
Comment peut-il en être autrement lorsque le système de conservation est défectueux. Là aussi l’Etat a certainement sa part de responsabilité.

Si l’Etat traîne des factures impayées vis-à-vis de cette société des pompes funèbres, comment s’étonner que les conséquences soient funestes aussi bien pour les usagers que pour leurs chers disparus ? La structure a sans doute besoin d’argent pour réparer son système frigorifique. D’où les dégâts constatés. Si les autres pompes funèbres rejettent les bons émis par l’Etat pour traiter les corps des fonctionnaires, c’est que l’Etat est mauvais payeur. Va-t-on vers un nouveau partenariat dans le ramassage des ordures ménagères ? L’exemple de la SEEG ferait-il école ?


L’Agitateur

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