La chronique de l’Agitateur : Quelle issue pour le dialogue politique ?

vendredi 28 avril 2017 Speciales


Les travaux du dialogue politique dans sa phase politique suivent leur cours. Acteurs politiques membres de la majorité et de l’opposition sont à pied d’œuvre pour sortir de ces assises quelque chose de potable qui soit digérée par tous les acteurs ayant pris part y compris tous ceux qui doutent encore du sérieux de ces travaux et y voient une entourloupe du pouvoir visant à enfariner l’opposition, en fait, un remake des Accords de Paris qui n’étaient rien qu’une escroquerie politique qu’autre chose.

Ils ont fort à faire ces acteurs politiques engagés dans cette deuxième phase du dialogue politique, surtout qu’il est question ici de tout mettre à plat et repenser les instruments politiques et démocratiques, en clair, procéder à un nouveau découpage des circonscriptions politiques et électorales ; un travail de titan auquel ils s’attèlent sans oublier la question du retour à des élections à deux tours et celle de la limitation du mandat présidentiel à un, renouvelable une fois.

Il est aussi pour eux question de repenser l’esprit et la lettre de nos institutions républicaines dont le fonctionnement et le mode de désignation des membres sont loin de faire l’unanimité. Mais l’ambiance n’est pas rose, à ce qu’il semble, tout ne baigne pas comme dans l’huile du fait des conflits d’intérêts, ceux de la majorité au pouvoir qui tient coûte que coûte à préserver ses acquis et ceux de l’opposition qui souhaite un dépoussiérage des instituions. Comment faire pour concilier ces positions antagonistes ? Là est tout l’enjeu de ces assisses.

Les échos qui nous parviennent ne prêtent pas à l’optimisme béat dont font pourtant montre certains hommes politiques grands spécialistes de la langue de bois et des formules passe-partout improductives. Il se dit que chacune des parties veut tirer la couverture de son côté. La situation est pour le moins plus complexe qu’elle ne paraît ; la tâche est donc ardue et risque de déboucher sur une situation de blocage à moins que les uns et les autres fassent preuve de maturité et surmontent leurs divergences au nom de l’intérêt commun, but de cette concertation.

Entre conserver les acquis du moment et les hypothéquer dans la perspective d’une refonte des institutions, il y a évidemment quelque chose de plus grand que l’intérêt personnel qui doit prévaloir, quelque chose qui doit sceller notre destin commun et doit guider les esprits de ceux qui négocient pour sortir le pays de ses tensions larvées qui couvent, tel un volcan, sous les cendres d’un feu sociopolitique mal éteint. Malgré toutes ces embûches qui peuvent saper les solutions attendues de cette concertation pour une sortie de crise, l’esprit patriotique doit être de mise.

Mais l’équation n’est pas si soluble que ça parce qu’il reste encore une inconnue : ceux qui ont refusé de participer au dialogue parce que convoqué par le pouvoir, vont-ils oui ou non adhérer à ses conclusions ; même s’il est vrai que certains ont dépêché à ces assisses des éclaireurs en sous-marin munis d’éléments de langage afin de parasiter les travaux, estimant que l’opposition, mal représentée, ne comptait à ces assisses que quelques guignols, des girouettes qui ne pèsent pas lourd en terme de poids politique, mais suffit-t-il à faire en sorte qu’ils adhèrent aux conclusions ?


L’Agitateur

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