La chronique de l’Agitateur : Trois flibustiers cathodiques en liberté

jeudi 4 juillet 2019 Speciales


On était loin de penser que le grand banditisme qui sévit dans les milieux de la pègre pouvait toucher le monde des médias. Ce n’était donc qu’une légende de plus. A la lumière des faits posés par quelques fripouilles de la pire espèce qui écument le milieu, on en vient à reconsidérer nos certitudes. Dans son édition 134 datée du mardi 25 juin dernier, le bimensuel La Nouvelle République nous gratifiait d’un titre évocateur : ‘’Des mercenaires font le sale boulot’’. Au menu, une affaire qui pue le roussi ; une affaire dans laquelle s’est englué un certain Athanase Ndoye Loury, syndic judiciaire d’EGCA. L’affaire porte sur 2 000 000 000 FCFA (deux milliards) placés dans un compte séquestre domicilié à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) destinés à payer les arriérés de salaires des employés des deux entités EGCA/SATRAM. 

Ce n’est pas tant la gestion de ces fonds qui nous intéresse ici, mais l’approche utilisée par ce brave syndic pour brouiller les pistes. L’article, fort documenté, démonte pièce par pièce les arguments déversés qui, en fait, ne sont qu’un écran de fumée afin de crédibiliser la thèse d’une rétention des fonds par l’autorité tutélaire. Le 30 mai dernier, pour les besoins de la cause, l’émission « Surface » de Gabon Télévision est mise à contribution. Animée par trois pirates qui ont fait de cette émission un outil pour causer du tort à de paisibles citoyens, sur cette émission, avait défilé un tas de mensonges cousus de fil blanc, abusant ainsi de la confiance des téléspectateurs et décrédibilisant en même temps cette chaîne du service public. Les trois salopards pourtant au fait du dossier, par un savant montage insidieux, ont présenté la situation à leur manière. Un genre d’exercice inconnu des écoles de journalisme.

Aucun équilibre de l’information, pas la moindre nuance, une bien curieuse orientation tendancieuse des faits…, bref un brûlot à charge contre le gouvernement à qui les trois complices ont fait porter le chapeau de la mauvaise utilisation ou non de la manne. A l’observation, il ne fait aucun doute que derrière ces trois petits messieurs, se cache un marionnettiste qui ne serait autre qu’Athanase Ndoye Loury. Un sulfureux personnage qui a, comme faits d’armes, la liquidation d’Air-Gabon, une compagnie aérienne qui faisait la fierté du Gabon et qu’on aurait pu sauver par simple redressement judiciaire. Notre syndic judiciaire avait préféré la liquidation, un raccourci opéré par certains de ses pairs qui ne veulent pas s’encombrer de redressement, car trop fastidieux en terme de volume horaire et nécessite une expertise multicarte (juridique, financière et comptable).

Le seul syndic judiciaire, à notre connaissance, à avoir proposé un redressement judiciaire au Gabon est maître Roger-Valère Moussadji qui a bouclé un plan de redressement pour la panafricaine AFRICA N°1, un plan de redressement malheureusement torpillé par des démons tapis dans l’ombre du pouvoir judiciaire et exécutif. L’émission ‘’Surface’’ est un danger public. L’autorité de régulation qu’est la Haute Autorité de la Communication doit sévir avec la dernière énergie afin de mettre ces trois clowns hors d’état de nuire.


L’Agitateur

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